La crise des vins de Bordeaux

La crise des vins de Bordeaux

In this episode, Gaelle reveals a silent but important crisis in the world of French wines. If famous bottles of Chateau-Margaux are ever so expensive, the same story is not true of the more ordinary Bordeaux wines, which have been struggling to sell in recent years. You will understand why this crisis is hitting a lot of winegrowers hard and what solutions have been put in place.

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Bonjour à toutes et bonjour à tous! Bienvenue dans ce nouvel épisode de LanguaTalk Slow French. Alors aujourd'hui, je voulais initialement vous parler du problème du réchauffement climatique et de ses conséquences sur les vins français. So global warming et les conséquences for the wine. Mais quand j'ai fait mes recherches, quand j'ai lu des articles, écouté des podcasts sur ce sujet, j'ai réalisé que, en fait, il y avait un autre sujet, peut-être plus intéressant parce que plus localisé, qui se passe vraiment en France, c'est la question de la crise des vins du Bordelais, donc des vins de Bordeaux.

Alors peut être que vous allez être comme moi et vous allez être très surpris de savoir qu'il y a effectivement une crise pour ces vins. Pourtant, ces vins sont très célèbres. Tout le monde connait le nom de Bordeaux. Ces vins sont le signe de qualité, sont le signe de aussi des vins très chers. Mais effectivement, il y a une crise depuis quelques années et donc c'est ça que nous allons étudier, que nous allons comprendre aujourd'hui.

Donc, j'ai divisé cet épisode en trois parties. La première partie pour vous parler de: quelle est la situation actuelle, quels sont les symptômes de cette crise? Dans une deuxième partie, nous allons voir pourquoi cette crise est là. Donc quelles sont ses origines, ses explications. Et dans une troisième partie, quelles sont les solutions apportées par le gouvernement et par les agriculteurs. Bonne écoute.

Donc, commençons avec la situation actuelle. Quand on parle de crise, c'est que réellement il y a des agriculteurs, on les appelle des viticulteurs, (donc c'est les gens qui travaillent en particulier la vigne = The Vineyard, pour faire du vin), eh bien, les viticulteurs ont vraiment du mal à vendre leurs vins. Donc là, on parle bien d'une région particulière, de la région du Bordelais, donc autour de Bordeaux. Et ce sont les vins rouges très célèbres de cette région qui sont.. qui ne se vendent pas bien. Il y a trop de production et pas assez de personnes qui achètent ces vins.

Et dans une enquête - in a study- en 2022, donc il y a deux ans, eh bien un tiers des viticulteurs, (donc un tiers, ça veut dire "a third = 1/3") des viticulteurs - ou des vignerons on peut dire aussi- Donc, un tiers des vignerons du Bordelais disaient qu'ils étaient en difficulté économique. Donc ça veut dire que financièrement, pour leur budget, c'était compliqué. Ils n'avaient pas assez d'argent. Et dans ce groupe des personnes en difficulté, un quart -a quarter = 1/4-, disaient qu'ils pensaient arrêter complètement la viticulture. Donc ils pensaient abandonner, arrêter de travailler les vignes pour faire du vin. Donc on voit que c'est vraiment symptomatique. Ce n'est pas quelques personnes, c'est quand même un tiers des viticulteurs, donc 30 % qui ont des problèmes. Qui disent qu'ils ont des problèmes.

Une des bonnes indications de cette crise, c'est que pour.. quand on veut vendre ou quand on veut acheter des terrains ("lands") pour des vignes, avant, dans les années 2000, les prix étaient très très hauts. C'était très cher pour acheter, par exemple un hectare de vignes, c'était 30 000 €. Donc ça, c'était dans les années 2000. Et bien maintenant, à 5000 €, même à 5 000 euros, personne ne veut acheter les vignes. Donc il n'y a pas non plus de possibilité pour les viticulteurs de revendre leurs vignes, revendre leurs terres.

Alors il faut bien voir que cette crise, ce n'est pas une crise qui est complètement généralisée. On a dit, seulement un tiers. C'est parce que les grands Bordeaux, les Bordeaux de luxe, par exemple vous connaissez peut-être le nom de "Château-Lafite" ou "Château-Margaux". Ces vins là, eux, ne sont pas du tout affectés par la crise, au contraire. Pour les domaines du luxe, c'est en fait en pleine croissance -it's increasing. On a ce qu'on appelle "des grands crus", donc des vins vraiment de très grande qualité, très célèbres, avec des noms vraiment connus. Eux et bien ils se vendent de plus en plus cher. Donc la crise, ce n'est pas pour les vins du luxe, les vins du Bordeaux très célèbres, mais c'est pour les autres, ceux qu'on appelle de moyenne gamme ou entrée de gamme. Entrée de gamme, ça veut dire entry level ou moyenne gamme mid range wines. Donc ce sont ces vins là qui sont affectés. Les vins qui sont vendus dans les supermarchés, que les gens classiques consomment. Eh bien, c'est là où il y a une crise.

Et un des symptômes de cette crise, c'est par exemple les investissements des Chinois. Il faut savoir que depuis les années 2010 à peu près, et bien les riches Chinois investissaient beaucoup, beaucoup dans les vignobles du Bordelais en particulier. Alors pour plusieurs raisons. La première raison, c'était une stratégie économique. Parce que c'était après la crise économique et financière de 2008. Cette crise a été très forte aux Etats-Unis, en Europe, mais elle n'a pas été très forte en Asie et en Chine. Donc les riches Chinois avaient beaucoup d'argent à dépenser, à utiliser et ils pouvaient donc acheter dans le Bordelais un château, on appelle ça "un domaine" avec des vignes et c'était un signe de prestige.

Donc c'était une manière d'investir de l'argent dans quelque chose de très prestigieux. Ils voulaient faire un peu comme les riches Américains qui achètent un château dans la région de Bordeaux. Et c'était aussi pour vendre du vin de Bordeaux de qualité moyenne, mais de le vendre très cher à la classe moyenne chinoise. Et ça, c'était vraiment un phénomène très, très important dans les années 2010.

Il y a deux célébrités, deux personnes chinoises très célèbres qui ont bien réussi. C'était Jack Ma, qui est le patron de Alibaba et l'actrice Zhao Wei. Et suite à ces deux grandes réussites et bien beaucoup, beaucoup de riches Chinois ont investi. Par exemple, entre 2010 et 2020, ils ont acheté 170 châteaux. Donc c'était vraiment un grand engouement. Il y avait beaucoup de passion autour de ces châteaux et ces vignobles du Bordelais.

Mais pour des raisons qui ne sont pas liées exactement à la crise du Bordelais. Le gouvernement chinois a décidé d'une lutte contre la corruption et aussi de stopper la fuite des capitaux. Ça veut dire d'arrêter, d'empêcher = to prevent the money to leave the country. Et donc ça, c'était un gros frein, un gros blocage pour tous ces riches Chinois qui voulaient investir à l'étranger. Et donc ça a contribué.. Ou peut-être aussi c'est un symptôme de la crise actuelle.

Maintenant, les investisseurs chinois essayent de revendre leurs vignobles, ils ne veulent plus rester dans la région du Bordelais. Parce que le gouvernement chinois a mis un stop à cette pratique, mais aussi parce qu'il y a cette crise du vin de Bordeaux qui ne se vend pas très bien.

Donc regardons maintenant pourquoi. Pourquoi ce vin qui est si populaire, si célèbre, connaît une crise? Eh bien, la première réponse, elle est très simple, c'est qu'il y a une surproduction. Il y a une production trop importante de vin par rapport à la demande. Donc c'est une logique très simple: il y a plus d'offre que de demande. Alors ça s'explique par plusieurs raisons.

Il y a trop d'offre parce que dans les années 2000, les producteurs ont vraiment augmenté les surfaces qu'ils ont utilisées pour faire de la vigne. Ils ont fait pousser -they planted- de plus en plus de vignes pour produire de plus en plus de vin. Parce qu'il y avait cette idée un peu magique que la demande allait continuer, continuer, continuer. Donc une croissance sans limite. Et ça, ce n'est pas possible, on le sait. Mais donc les producteurs ont fait des erreurs à ce niveau là.

Et de l'autre côté, il y a eu vraiment une baisse de la demande. Alors, de manière générale, les Français consomment moins de vin. Vraiment en général. Pas seulement le vin rouge de Bordeaux, mais le vin en général. Pour vous donner des chiffres et je pense que c'est très parlant, c'est très marquant: en 1960, les Français consommaient en moyenne -on average- 128 litres de vin par an par personne. 128 litres! C'est vraiment beaucoup. Par an et par personne. Alors que en 2018, donc presque 60 ans plus tard, les comportements, les habitudes ont complètement changé. On est à 36 litres par an par personne. Donc la différence entre 128 litres, maintenant 36 litres. Donc déjà, ça, c'est une tendance globale générale.

Ensuite, vraiment par rapport au vin rouge, et bien là on a une diminution, une baisse de 32 % de la consommation en dix ans. Donc pas sur 60 ans, mais sur les dix dernières années. Donc entre 2010 et 2020, on boit 32 % de vin rouge en moins. Et ça, ça s'explique par plusieurs choses.

La première chose, c'est que dans la gastronomie, le vin rouge est très associé à la viande rouge. Et dans un contexte de réchauffement climatique, de conscience des conséquences pour l'environnement, les gens mangent moins de viande rouge et donc consomment moins de vin rouge. Ça, c'est vraiment une conséquence assez directe de la gastronomie.

Deuxième chose, c'est que le vin rouge a une assez mauvaise image chez les jeunes. Les jeunes de la génération de 20 ans, 30 ans, Ils considèrent, ils pensent que le vin rouge, c'est vraiment associé à un vin pour des vieux qui sont riches. Donc c'est un vin de vieux riches blancs en général. Donc de vieux bourgeois si vous voulez. Et donc ce n'est pas du tout une image de quelque chose de jeune, festif, bohème. Donc les jeunes préfèrent plutôt des vins blancs, ou du rosé ou de la bière. Quelque chose qui est plus léger au niveau du goût, plus léger au niveau de l'alcool.

Et enfin, on peut aussi dire que de manière générale, il y a aussi de plus en plus de boissons sans alcool. Donc les Français ne sont pas immunisés contre ce phénomène global de prise de conscience, réalisation que l'alcool, ce n'est quand même pas très bon pour la santé. Et donc les Français aussi boivent moins d'alcool fort et moins d'alcool en général.

Donc pour toutes ces raisons, il y a vraiment un gros changement dans les habitudes alimentaires. Ça, ce sont des raisons structurelles et ça, c'est quelque chose qui va rester. Ce sont les comportements qui changent.

Mais il y a aussi des explications conjoncturelles, donc qui sont à un moment avec des situations un peu exceptionnelles. Ça, il y a plusieurs choses.

La première chose, c'était pour des des raisons géopolitiques. Par exemple, en 2019, quand Donald Trump était le président des États-Unis et il y avait des tensions entre l'Union européenne et les États-Unis pour des raisons de commerce. Eh bien, Donald Trump a mis en place des taxes, des surtaxes sur certains produits européens, par exemple certains vins français. Donc pour l'exportation, c'était plus compliqué. Le Brexit aussi. Quand le Royaume-Uni est sorti de l'Union européenne, et bien il y a eu plus de difficultés pour exporter les vins français en Angleterre. Donc ça, ce sont des raisons géopolitiques.

Il y a aussi eu la crise du Covid qui a été très compliquée pour les exportations vers la Chine. Et la Chine, je vous ai dit les riches Chinois investissaient beaucoup dans les vignobles, mais les Chinois en Chine consommaient aussi beaucoup de vins français, et notamment des vins de Bordeaux. La Chine était le premier client. C'était le premier marché pour les vins de Bordeaux pour les vendre à l'étranger. C'était: la Chine, après les Etats-Unis et après l'Allemagne. Donc avec la crise du Covid, ça a vraiment eu un très, très fort impact sur les exportations.

Et enfin, de manière plus récente, on est dans un contexte avec de l'inflation, donc tout est plus cher. Et ça, en France, comme dans tous les pays, les gens doivent faire plus attention à ce qu'ils consomment, à ce qu'ils achètent. Et le vin, et bien c'est quand même un produit qui n'est pas de première nécessité. Ce n'est pas comme du pain ou de l'eau. Donc les gens vont plus limiter le vin qu'ils achètent en contexte.. avec une inflation forte.

Donc voilà, si je résume, il y a première grosse explication, c'est vraiment un changement d'habitudes. Ça ce sont des changements profonds. Et ensuite il y a des changements conjoncturels, avec des tensions géopolitiques, avec des taxes, avec le covid qui a limité les exportations et avec de l'inflation qui est très forte et donc qui limite la capacité des Français à acheter du vin.

Donc, quelles sont les solutions? Parce que j'ai commencé en vous disant quand même il y a un tiers des viticulteurs qui sont en difficulté, c'est quand même très important. Et donc le gouvernement français a écouté les viticulteurs, a réfléchi avec eux et a écouté leurs propositions, leurs suggestions de solutions. Eh bien, il y a deux grandes solutions.

La première solution, c'est d'arracher les vignes, donc de détruire -to uproot the vines. Donc de les enlever pour produire moins de vin. Par conséquent, si on a moins de vignes, on a moins de vin et donc on arrête le cercle négatif de surproduction. Mais ça, les agriculteurs, les viticulteurs sont d'accord de faire ça à la condition d'être indemnisés, à la condition d'avoir de l'argent donné par le gouvernement pour compenser leur.. la perte. Et donc ça, le gouvernement a accepté. L'Etat français a accepté de donner 6 000 € par hectare détruit. C'est vraiment une mesure très importante parce que les viticulteurs vont probablement détruire 10 % des surfaces viticoles. Donc c'est quand même une assez grosse partie. 10 %.

La deuxième solution, c'est cette production excessive, donc cette surproduction qu'on ne peut pas vendre, le vin qui n'est pas vendu, eh bien on peut le transformer en alcool industriel. Avec un processus, on peut transformer ce vin en alcool que l'on va utiliser ensuite, par exemple pour désinfecter quelque chose. Et ça, ça va être fait grâce à des subventions, grâce à des aides financières du gouvernement français et de l'Union européenne.

Donc voilà pour les deux solutions. Mais on voit bien, ce ne sont pas des solutions à long terme, ce sont des solutions plutôt à court terme. Et donc peut-être il va falloir vraiment repenser en profondeur comment changer cette structure du vin dans le Bordelais.

Ok, So it's the end of this episode so it's now time to do a quick summary in normal pace French. Good luck.

Alors aujourd'hui, j'ai décidé de vous parler d'un phénomène dont je n'étais pas du tout consciente, qui est la crise du Bordelais, puisque en ce moment dans la région de Bordeaux, et bien le vin rouge de Bordeaux ne se vend pas très bien. Il y a une surproduction. Et même si cela n'atteint pas du tout les grands crus, donc les grands noms que vous connaissez peut-être, cela a atteint par contre les les vins qu'on considère d'entrée de gamme ou de milieu de gamme qui sont vendus donc au supermarché pour les gens français commun. Et cette crise dure depuis quelques années et elle est vraiment forte puisqu'elle touche un tiers des agriculteurs et que un quart de ces agriculteurs disent qu'ils voudraient arrêter de travailler dans le monde du vin tellement c'est compliqué.

Donc ensuite, on a un peu parlé du cas chinois en particulier, puisque les riches Chinois avaient énormément investi dans les vignes de la région de Bordeaux dans les années 2010. Et que, symptôme, de cette crise, ils se désengagent très très fortement. Mais on a dit ce n'est pas seulement parce qu'il y a une crise de la vente, mais c'est aussi parce que le gouvernement chinois, de son côté, a mis en place de nouvelles règles et de nouvelles régulations pour lutter contre la corruption et lutter contre la perte des capitaux, donc la perte de l'argent du pays.

Donc ensuite, on s'est intéressé aux causes. Pourquoi il y a cette crise dans les vins du Bordelais. Et on a dit que donc il y avait trop de production et que la demande avait fortement baissé. Et ça c'est pour plusieurs raisons. Mais c'est ce sont vraiment des changements d'habitudes alimentaires: que les Français mangent moins de viande rouge et la viande rouge est très fortement associée au vin rouge. Mais aussi que le vin rouge a une image quand même de.. qu'il est consommé par les riches blancs, des hommes riches blancs. Donc ça ne plaît pas trop aux jeunes français. Et que c'est un vin qui est très fort. Et les jeunes ont plutôt tendance à se tourner vers des vins moins forts ou même de la bière. Et tout ça fait qu'il y a vraiment un gros changement dans les habitudes alimentaires. Donc les Français consomment moins de vin.

Mais on a aussi dit qu'il y avait des explications conjoncturelles. Je vous ai parlé donc des problèmes de taxes, de surtaxes mis en place par les Etats-Unis par exemple, que le Brexit avait aussi rendu compliquées les exportations. La crise du covid avait aussi compliqué les exportations avec la Chine et enfin qu'il y avait le problème de l'inflation qui est présente dans le monde entier, mais aussi en France. Et donc que les consommateurs, eh bien, réduisent leur consommation de vin puisque ce n'est pas un produit de première nécessité.

Et j'ai terminé en vous disant que les solutions qui sont proposées en ce moment et qui sont acceptées par le gouvernement, c'est d'arracher les plants de vigne, donc arracher jusqu'à 10 % des vignes et de transformer l'alcool excédentaire en alcool industriel.

And now we are back to slow French.

Alors pour conclure, peut-être que on peut oui, insister sur une chose: ces solutions, ce sont des solutions à court terme. Et je vous disais le problème, il est vraiment structurel avec des changements d'habitudes. Donc il faut vraiment que les viticulteurs, en fait, changent aussi leurs habitudes. Peut-être ils doivent proposer d'autres produits, peut-être ils doivent arrêter le raisin rouge pour faire du vin rouge, mais plutôt faire du vin blanc. Ou peut-être ils doivent planter d'autres plantes, peut-être des olives. Mais ce changement d'habitudes, il va continuer. Les gens vont continuer de manger moins de viande rouge et de boire des alcools moins forts ou pas d'alcool du tout.

Et là, c'est une petite note, mais personnellement, vous le savez peut-être, je suis végétarienne et je ne bois pas d'alcool. Donc avant, quand j'étais très marginale, personne [ne] faisait ça en France. Eh bien maintenant, en fait, ça devient.. pas la norme! Mais ça devient de plus en plus commun, classique. Des gens comme moi: végétariens et qui ne boivent pas d'alcool ou peu d'alcool et surtout pas de vin. Donc ces changements là vont vraiment continuer, vont perdurer. Et il faut que le secteur du vin rouge à Bordeaux se transforme. Mais ça, c'est dur, ça prend du temps. Donc on va voir si ce secteur arrive à se transformer.

Merci beaucoup de m'avoir écouté, j'espère que cela vous a intéressé. Je vous souhaite une très bonne journée, avec ou sans un verre de vin rouge, et je vous dis à la prochaine! Salut!

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Learning tips:

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Look out for these words, and learn them:

  • Un viticulteur, une viticultrice  = a winegrower
  • Un vigneron, une vigneronne = a winegrower
  • Un vignoble = a vineyard
  • Les vignes = vines
  • Un tiers (1/3) = a third
  • Un quart (1/4) = a quarter
  • Une pleine croissance = in full growth/expansion
  • Un grand cru  = a great vintage
  • Entrée de gamme = entry-level
  • Moyenne gamme = mid-range
  • Un grand engouement = a great enthusiasm/craze
  • La lutte contre la corruption = fight against corruption
  • La fuite des capitaux = capital flight
  • Un changement des habitudes = a change in the habits
  • Une prise de conscience = a new awareness
  • Un problème structurel = a structural problem
  • Un problème conjoncturel = a cyclical / short-term problem
  • Arracher les vignes = to pull out the vines
  • Etre indemnisé = to be compensated
  • Des subventions = subsidies
  • Des solutions à court terme = short-term solutions





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