La reconstruction de Notre-Dame de Paris

La reconstruction de Notre-Dame de Paris

In this episode, Gaelle focuses on what happened to an iconic French building: the cathedral Notre Dame of Paris. In 2019 a terrible fire destroyed its roof and spire and a mad bet was then taken: the cathedral would rise again in all its glory in 5 years. So learn about this incredible reconstruction work that was made possible thanks to the generosity of people worldwide, the incredible work of craftsmen and women and a very strong headed French president.

You can listen below whilst reading the interactive transcript, or listen & subscribe via any podcast app: Spotify | Apple Podcasts | PocketCasts etc. See the vocab to learn.

Transcript of Notre Dame.mp3

Bonjour à toutes et bonjour à tous! Bienvenue dans ce nouvel épisode de Languatalk Slow French. Vous connaissez tous, je suis sûre, un monument très célèbre qui existe à Paris. Il s'agit de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Et récemment, il s'est passé deux choses très importantes. La première, c'est un incendie. Ça veut dire qu'il y avait le feu dans Notre-Dame. Et ça, c'était en 2019. Et l'année dernière, le 7 décembre 2024, notre-dame de Paris a rouvert ses portes. Sa reconstruction a été terminée et une très grande cérémonie a eu lieu pour rouvrir Notre-Dame de Paris. Et donc je pensais que c'était le moment idéal, en ce début d'année 2025, de vous parler justement de ce qui s'est passé dans cette cathédrale, de: qu'est-ce qui s'est passé avec ce feu, cet incendie, mais surtout quelles ont été les étapes après en cinq ans pour reconstruire cette cathédrale?

Alors c'est parti pour vos 20 minutes de français où on se plonge dans l'histoire récente de la reconstruction de Notre-Dame de Paris.

Alors commençons déjà avec l'incendie. Donc incendie, c'est un synonyme de feu = Fire. Alors, comment ça a commencé? Eh bien, Notre-Dame de Paris, c'est une très vieille cathédrale et elle avait besoin d'avoir des travaux pour rénover sa flèche. La flèche, c'est un mot important que l'on va beaucoup entendre, c'est "the spire". Donc la partie qui était très haute, au dessus des toits de la cathédrale. Et bien cette flèche avait besoin d'être rénovée et on avait organisé, prévu les travaux de rénovation et il y avait des échafaudages, so "scaffoldings", des échafaudages qui avaient été installés tout autour. Et ce qui est un peu ironique, c'est que on avait pris beaucoup de précautions, les gens avaient fait très attention en installant ces échafaudages pour ne pas abîmer le toit ou la flèche.

Et malheureusement, un incendie a commencé, donc le 15 avril 2019. On ne sait pas comment exactement. Il y a une enquête de police, donc les policiers cherchent toujours à trouver les origines de ce feu. Mais une chose est sûre, c'est que le feu a commencé en fin d'après midi, donc vers 18 h, 19 h. Il a commencé vers les échafaudages, vers la flèche et très rapidement le feu s'est propagé. Il a avancé, il a bougé dans tout le toit de la cathédrale - under the roof. Parce que c'est toute une structure avec du bois et c'était un bois sec, très ancien, très vieux. Et quand le feu a commencé, eh bien, il a continué dans tout le toit de la cathédrale.

Ce feu, cet incendie, a duré longtemps. Il a duré 15 h et beaucoup de pompiers sont intervenus. 600 pompiers ont été mobilisés et ont travaillé et ont lutté contre le feu, Quelque chose d'essentiel s'est passé: la flèche est tombée. La flèche s'est effondrée, so "collapsed". Et ça, ça a cassé des choses très importantes dans l'église. Donc au niveau de l'architecture même de l'église. Et on avait très peur que toute la cathédrale tombe, toute la cathédrale s'effondre parce que des points vraiment essentiels, des points clés pour tenir la cathédrale étaient endommagés, étaient abîmés.

Mais grâce au travail incroyable des pompiers, eh bien, la cathédrale est restée intacte. Il y a seulement une partie qui a été abîmée et ça, c'est presque un peu un miracle. Bien sûr, c'est le travail humain des pompiers, mais c'est vrai que quand on a vu les images de cet incendie, de ces grandes flammes, c'était très impressionnant. Beaucoup de gens ont pensé: "C'est fini. Notre-dame de Paris va disparaître". Et bien non. En fait, les dégâts - the damages-, les dégâts ont été assez petits si on compare à les [aux] possibilités. Par exemple, toutes les œuvres d'art -piece of art- ont été protégées. L'orgue -the organ-, l'orgue a survécu. Et vraiment la structure même de la cathédrale a tenu. Et ça, c'est vraiment assez incroyable.

Je vous ai dit, on ne sait toujours pas exactement pourquoi le feu a commencé, comment il a commencé. A un moment, on a parlé d'une.. peut-être d'une intention criminelle. Peut-être que quelqu'un avait volontairement commencé le feu. Mais ça non. C'était une hypothèse, il y avait une enquête, mais c'est une.. ce n'est pas vrai. Ce n'était pas une intention criminelle.

Donc, cet incendie a été un événement très marquant, assez traumatisant et qui a vraiment été un choc en France. Je pense que si vous demandez à des Français maintenant où ils étaient quand la cathédrale Notre-Dame de Paris a brûlé, eh bien ils s'en rappellent. Ils savent à quel moment, devant quelle télévision ou devant quelles informations sur Internet, ils ont appris la nouvelle. Parce que c'était vraiment une information choquante. Et toutes les chaînes de télévision ont montré ces images en France.

Mais également à l'étranger! Moi, j'habitais déjà en Angleterre et je me rappelle très bien de voir ces images de la cathédrale en feu. Et les émotions ont été très, très fortes. Beaucoup de Français ont été vraiment émus -moved- et ont même pleuré. Et beaucoup d'hommes et de femmes politiques se sont exprimés, ont arrêté leur travail. Par exemple, Emmanuel Macron a arrêté quelque chose pour venir devant la cathédrale pour faire un discours. Donc ça a vraiment été un choc national et international. Et c'est ce côté international qui m'avait beaucoup surprise à l'époque. Parce que les Français aiment cette cathédrale, on le sait. Les Français sont fiers de cette cathédrale. Fier, ça veut dire "proud". Ça aussi, on le sait. Mais là, l'émotion qu'on a vu, du Japon aux Etats-Unis, en Australie, ça, ça m'a beaucoup impressionnée.

Et ça s'est vu, ça s'est traduit par quelque chose de très concret, de très visible. C'est que des milliers de personnes ont donné de l'argent pour reconstruire Notre-Dame. Très vite, peut-être le jour après l'incendie, une ligne spéciale, un compte spécial a été ouvert pour recevoir des dons. So don, c'est "donations", l'argent que les gens voulaient donner. Et on n'a jamais vu ça. La vitesse et la quantité d'argent qui ont été donnés, c'était juste incroyable. C'était un record. Au total, on a récolté, on a eu 900 millions d'euros, 900 millions d'euros!

Et c'était des gens très différents. Il y avait des gens extrêmement riches. Donc, les gens les plus riches de France, par exemple, ont donné et ont beaucoup donné. C'est vrai que c'était la majorité des dons. Mais il y avait aussi des gens très simples, des gens inconnus, des Français de tous les jours qui ont donné. Donc des enfants, des retraités, des gens au chômage,... Parce que les gens ont été extrêmement touchés.

C'était aussi incroyable de voir qu'il y avait une vraie diversité dans leur religion. Il y avait des chrétiens, des musulmans, des juifs, des personnes athées, donc qui n'ont pas de religion. Donc ce n'était pas quelque chose parce que c'était une église, c'était plus que ça. Notre-dame de Paris, on a vu à ce moment là que c'était vraiment un symbole, quelque chose de très fort. Et je pense, on ne sait pas exactement le symbole de quoi. Les gens ne pouvaient pas vraiment expliquer, mais il y a eu quelque chose de très fort.

Et ces dons sont venus de France, mais aussi beaucoup d'autres pays. Au total, il y avait 135 pays qui ont contribué, qui ont donné. Donc, je pense que c'est incroyable: 135! Et beaucoup, beaucoup de dons sont venus des États-Unis. Et ça, c'était deux jours après l'incendie. Il y avait déjà 900 millions d'euros récoltés.

Donc, une fois qu'on avait cet argent, très vite, la décision a été prise de reconstruire. Parce que Notre-Dame n'était pas tombée, ne s'est pas effondrée, ne s'est pas cassée. Donc il y avait une possibilité de la reconstruire et il y avait l'argent pour la reconstruire.

Donc il fallait faire les choses en deux étapes. La première étape, c'était sécuriser la cathédrale. Parce que vous imaginez après un incendie comme ça, il y avait beaucoup de débris -lots of rubbish-, beaucoup de débris par terre. Des morceaux de bois, des morceaux de pierre, de métal,... Donc il fallait enlever toutes ces choses qui étaient tombées. Et il fallait aussi protéger le trou -the hole. Parce que quand la flèche est tombée dans le toit, elle a fait un énorme trou. Et si on laissait ce trou comme ça, eh bien la pluie pouvait rentrer et vraiment abîmer l'intérieur de la cathédrale. Donc il fallait installer une sorte de toit temporaire, un grand toit en plastique si vous voulez, pour protéger l'intérieur de la cathédrale.

Et ça, cette première étape, eh bien, ça a pris longtemps. Ça a pris deux ans. Parce qu'il y avait aussi le Covid à ce moment là et donc ça a stoppé, ça a interrompu tous ces travaux. Donc on a pris un peu du retard. Parce qu'il y a quelque chose qui est important, c'est que Emmanuel Macron, donc le président de la République, quand il est venu voir la cathédrale au moment de l'incendie, il a dit quelque chose de très important. Il a dit: "Cette cathédrale, nous allons la reconstruire et nous allons la reconstruire en cinq ans".

Donc, il a donné une date et c'était cinq ans. Ça semblait impossible, irréaliste. Cinq ans pour des travaux comme ça, c'était... C'était fou! It was crazy. Mais donc, il y avait vraiment cette pression de respecter un calendrier de cinq ans. Donc avec le Covid, déjà, on a perdu du temps.

On arrive maintenant à la deuxième étape vraiment de la reconstruction. Il fallait reconstruire le toit qui avait brûlé, il fallait reconstruire les arcs à l'intérieur, en pierre, et il fallait reconstruire la flèche qui était tombée et qui avait complètement brûlé.

Il faut savoir que le toit, on appelle ça la charpente -it's really all the wooden beams- qui font la structure du toit. C'est immense. Et à l'époque, avant l'incendie, on appelait la charpente de Notre-Dame "la Forêt". Parce que pour construire cette charpente, on avait utilisé à l'époque (donc, au 12ᵉ et 13ᵉ siècles), on avait utilisé 1300 chênes. Le chêne, c'est une espèce d'arbre, c'est un "oak". Donc 1300 chênes, c'est énorme! Et donc cette charpente, ce toit de la cathédrale, on l'appelait "la Forêt". Eh bien, pour reconstruire cette charpente, on a encore utilisé des chênes et on a coupé 2000 chênes. Donc encore plus qu'à l'époque! C'était des très vieux chênes, des chênes de 200 ans et qui étaient très très hauts, qui faisaient plus de 20 mètres, donc immenses.

Une question s'est posée très vite, c'était: est-ce qu'on refait comme avant l'incendie? Donc est-ce que on respecte les plans du XIIᵉ siècle ou est-ce que on respecte les plans du XIXᵉ siècle? Parce que la cathédrale avait eu d'autres rénovations. Et donc il y a eu des très grands débats parmi les spécialistes, les experts, mais aussi dans la population française.

Et il y avait une question particulièrement, c'était pour la flèche. Est-ce que on refaisait la même flèche, à l'identique ou est-ce que on faisait une flèche très différente, moderne? Un peu comme sur le modèle du Louvre. Vous connaissez ce musée à Paris. Et bien le Louvre, c'est un bâtiment très ancien, mais il y a cette magnifique pyramide en verre devant. Et ça, c'est un monument très très moderne. Et donc il y a eu toute cette question: est-ce qu'on fait du moderne? Est-ce qu'on fait une copie de l'ancien? La conclusion, ça a été de faire une copie de l'ancien. Donc la flèche est la même maintenant. On a retrouvé exactement la même.

Le travail qui a été effectué a été un travail impressionnant pour de nombreuses raisons. Mais si vous cherchez des documentaires sur Internet, vous pouvez trouver des petits films qui vous montrent tout le travail. Et ce qui m'a beaucoup impressionnée, c'est la volonté, l'envie de la part de la France, du gouvernement, des experts, de vraiment respecter les techniques anciennes et d'essayer de réutiliser le maximum du matériau qui était déjà là. Donc juste un morceau de pierre, un fragment de bois, de pierre. Ils voulaient essayer de garder ça. Pas seulement de dire: ok, on va recommencer avec du neuf et après c'est caché, ce n'est pas grave. Non. Ils ont réutilisé le matériau, ils ont observé, compris les méthodes de l'époque. Donc les méthodes du Moyen âge. Bien sûr, avec aussi des techniques modernes pour analyser tout ça. Mais donc, c'était un travail extrêmement compliqué, extrêmement dur. Et en plus, il y avait cette contrainte de temps, de respecter les cinq ans que le président Emmanuel Macron avait annoncé. Donc tout ce travail là a été vraiment fascinant, notamment grâce à des experts.

Et donc les gens qui ont travaillé sur le chantier de Notre-Dame de Paris, ce sont des gens avec des métiers assez rares. Par exemple, il y avait des archéologues, mais aussi des sculpteurs sur pierre pour refaire les sculptures ou pour recouper des morceaux de pierre pour faire les arcs. Il y avait des gens pour travailler sur le bois -the wood-, donc pour faire le toit, mais également les sculptures en bois. Et un autre métier, encore plus rare, quelqu'un qui travaille sur les orgues. Donc l'instrument de musique que l'on trouve dans les églises. Parce que l'orgue n'a pas été détruit, mais il a été très très abîmé et il fallait faire un très gros travail sur l'orgue.

Et bien, tous ces spécialistes, la majorité était des Français, mais il y avait aussi des spécialistes du monde entier. Par exemple, pour l'orgue, et bien c'était un homme belge, mais il y avait aussi pour le bois, pour la charpente, pour le toit, quelqu'un qui venait des Etats-Unis. Il y avait des Allemands,... Donc c'était vraiment un chantier international. Et quand on entend les témoignages des gens qui ont travaillé sur ce chantier, ils sont assez impressionnés, assez émerveillés d'avoir travaillé sur ce chantier assez exceptionnel, assez hors norme.

Donc voilà pour le travail. En deux parties: d'abord sécuriser la cathédrale et ensuite reconstruire. Et ils ont réussi! Ils ont réussi à tenir les cinq ans annoncés par le président. Et ça, c'est ma dernière partie. C'est toute la portée politique de cette reconstruction. Je vous ai dit Emmanuel Macron le jour après l'incendie, il a annoncé : On va reconstruire la cathédrale dans cinq ans. Mais ça, il ne savait pas du tout si c'était possible! Emmanuel Macron, ce n'est pas un archéologue, ce n'est pas un spécialiste des monuments anciens. Pourquoi est-ce qu'il a annoncé ça?

Eh bien, bien sûr, il y avait un enjeu politique. Pour deux choses. Déjà, la date des cinq ans, ce n'est pas une date aléatoire -it's not a random date. Cinq ans, c'était potentiellement pour son deuxième mandat. Il était président, il y allait avoir des élections dans trois ans. Si il était réélu, donc encore une fois président, eh bien il serait là pour la grande Réouverture. Et c'est vrai, c'est ce qui s'est passé. Mais aussi le président voulait vraiment faire de cette reconstruction de Notre-Dame quelque chose de très symbolique. Il voulait que ce soit un symbole d'unité, que tous les Français soient contents et soient motivés par ce projet. Et ça, peu importe les religions, la culture, le parti politique. Vraiment quelque chose d'une unité en France.

Ensuite, il voulait aussi que cette reconstruction soit un peu un spectacle, la vitrine pour montrer le Savoir-Faire, les techniques françaises. Et enfin, c'était une sorte de métaphore sur son style politique pour montrer: quand moi je prends une décision, si je dis cinq ans, et bien c'est cinq ans, je vais jusqu'au bout, je réalise mes promesses. Donc ça, c'est vraiment une portée politique.

Et il espérait, il voulait qu'avec cette réouverture de la cathédrale en 2024, les Français oublient un peu leurs problèmes, leurs disputes et toutes les choses qu'ils critiquent contre le président. Ça a un peu marché, mais pas beaucoup. On a vraiment trop de problèmes politiques en ce moment en France et donc il n'y a pas vraiment eu une pause si vous voulez, dans les critiques. C'était... Oui, Les Français étaient très contents de cette réouverture, mais il n'y a pas eu ce moment un peu magique où les Français ont dit: "OK, le président a fait quelque chose de bien". Donc ça, ça n'a pas vraiment marché.

Et enfin, je voulais terminer en vous disant quelles ont été les réactions du public quand la cathédrale a rouvert. Eh bien, j'ai lu la presse internationale, donc j'ai lu des articles dans la presse espagnole, italienne, anglaise, américaine et vraiment toutes les réactions vont dans le même sens. Tout le monde dit: "Waouh, c'est magnifique, c'est incroyable, C'est beau". Parce que maintenant, dans la cathédrale, ils ont nettoyé, ils ont lavé toute la cathédrale et donc elle a une couleur blanche fantastique. Et qu'on n'avait pas vu la cathédrale blanche comme ça depuis des siècles -centuries-. Donc vraiment, apparemment, c'est fantastique. Le résultat final est incroyable et il y a vraiment une lumière et une chaleur dans cette cathédrale qui est magnifique.

Waouh! That was a long one so it's now time to do a quick summary in normal pace French. Good luck.

Aujourd'hui, j'ai décidé de vous parler d'un événement qui s'est passé récemment, dans les cinq dernières années et qui concerne un monument historique: la cathédrale Notre-Dame de Paris. Je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais en 2019, il y a eu un grand incendie qui a brûlé une grande partie de la cathédrale et on a vraiment eu peur à l'époque que la cathédrale s'effondre et disparaisse. Mais très vite, les pompiers ont quand même réussi à maîtriser l'incendie. Et très vite, le président de l'époque, Emmanuel Macron, avait annoncé que la cathédrale allait être reconstruite. Et ça a été possible grâce aux dons qui sont venus vraiment de la France entière et du monde entier, et notamment des grandes fortunes françaises, mais pas seulement. Aussi des petites gens, des retraités et des jeunes. Et ces dons là ont été tellement importants qu'on n'a jamais manqué d'argent pour ce chantier. On a récolté 900 millions d'euros, ce qui est hors norme. C'est juste exceptionnel. Et donc l'argent n'a jamais été un problème pour finir ce chantier, pour faire ce chantier.

Une fois que l'incendie a fini, et bien il a fallu procéder à la première étape qui était de sécuriser la zone. Donc on a enlevé tous les débris et ensuite on a, ils ont fabriqué une sorte de toit temporaire pour protéger l'intérieur de la cathédrale. Et ça, déjà, ça a pris deux ans, notamment à cause du Covid qui a ralenti, qui a fait une pause de presque un an dans ces travaux là.

Ensuite, seulement, la deuxième phase est arrivée. C'était celle de la reconstruction et ça, je vous l'ai dit, c'était un travail qui a nécessité énormément d'experts du monde entier, avec des métiers très, très spécialisés et très techniques. Qu'on a dû couper 2000 chênes pour pouvoir reconstruire tous les éléments en bois du toit. Et ils ont eu un souci de garder les techniques anciennes et le maximum de choses du passé, en introduisant bien sûr quand même des choses plus modernes avec des techniques quand même modernes, mais en respectant le passé.

Il y a eu de nombreuses questions sur les choix architecturaux, de comment faire. Mais au final, par exemple, la flèche est restée à l'identique, on a reconstruit exactement la même flèche. Et donc ce pari présidentiel de dire : "dans cinq ans la cathédrale sera reconstruite", et bien ça a été tenu, c'est vrai.

Cinq ans plus tard, le 7 décembre 2024, la cathédrale a rouvert en présence de nombreux chefs d'État étrangers et d'Emmanuel Macron. Et ça a été une vraie réussite. Les gens qui ont visité, les journalistes ont été unanimes pour dire que le résultat est merveilleux, que la cathédrale est vraiment sublime et que les travaux ont été vraiment exceptionnels. Mais l'enjeu, qui était politique pour Emmanuel Macron, de montrer une unité de la France et surtout de montrer que lui était le président qui avait réussi à faire ça... Eh bien, l'avenir nous le dira. On ne sait pas si vraiment les gens se souviendront de lui comme ça ou bien les crises politiques sont vraiment trop importantes. Et donc ce chantier de Notre-Dame de Paris ne restera pas associé de manière positive à son nom. Seul l'avenir nous le dira.

And now, we're back to slow french.

Donc pour conclure vraiment, cette cathédrale Notre-Dame de Paris est un symbole, quelque chose de très important dans la mémoire des Français, mais aussi dans le monde. Pourquoi? Eh bien, on ne sait pas vraiment pourquoi. Mais on a vu que son incendie, sa destruction a été très choquante et que les gens ont massivement donné de l'argent. Et grâce à cet argent et grâce à une volonté politique très forte, et bien en cinq ans seulement, la cathédrale a été reconstruite. Et ça, c'est vraiment une prouesse, quelque chose de assez exceptionnel.

Mais je pense que quand même, ça pose la question de: pourquoi Notre-Dame et pas les autres? Parce que en France, il y a beaucoup d'autres églises, cathédrales, châteaux qui ont besoin d'argent pour être rénovés. Eh bien, l'argent n'est pas là, Les gens ne donnent pas pour ce genre de rénovation. Donc, il n'y a pas eu un "effet Notre-Dame" où les gens auraient pris conscience que c'est important de donner de l'argent. Non, ça a été pour Notre-Dame parce que c'était un vrai choc. Mais il n'y a pas d'effet sur le long terme pour les autres monuments en France.

Merci beaucoup de m'avoir écouté pour ce long épisode. J'espère que cela vous a intéressé. Regardez des vidéos sur internet pour voir cette reconstruction, c'est assez incroyable. Je vous souhaite une très bonne journée et je vous dis à la prochaine! Salut!

Learning tips:

1. Follow the interactive transcript to read as you listen. You can replay a sentence by clicking on it.

2. To work on your speaking skills and pronunciation, try copying what Gaëlle says from time to time.

3. Boost your vocab by looking up words you don't understand: Reverso French - English translator

Look out for these words, and learn them:

  • Un incendie, un feu = a fire
  • La flèche (d’une église) = the spire
  • Le toit = the roof
  • Des échafaudages = scaffoldings
  • Une enquête de police = a police investigation
  • Le bois = wood
  • La pierre =stone
  • Les pompiers = firefighters
  • S’effondrer = to collapse
  • Abimé = damaged
  • Les dégâts = damages
  • L’orgue = the organ (musical instrument)
  • Fier (adj) = proud
  • Faire un don = to donate
  • L’argent récolté = the money collected, raised
  • Les débris = the rubbles, debris
  • Le trou = the hole
  • La charpente = the wooden framework
  • Un chêne = an oak
  • Un chantier = a building site
  • Un enjeu politique = a political challenge/stake
  • Seul l’avenir nous le dira (expression) = only time will tell






Want to become fluent in French as fast as possible? Check out the videos and reviews of the available French teachers on LanguaTalk. Then book a free 30-minute trial session.