La victoire des vélos à Paris
By LanguaTalk
In this episode, Gaelle talks about the triumph of the bikes in Paris and the 25 years of left wing policy it took to progressively push the cars out of the city and become a bike friendly place.
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Bonjour à toutes et bonjour à tous! Bienvenue dans ce nouvel épisode de Languatalk Slow French.
Aujourd'hui, je voudrais vous parler de vélo dans les villes. Alors si on pense aux vélos, on pense probablement à des villes européennes comme Amsterdam ou Copenhague. Mais je voudrais vous parler des vélos à Paris, parce que j'ai lu un article passionnant qui faisait une connexion entre le succès des vélos à Paris et les élections municipales, la politique. Et si vous m'écoutez depuis quelques années, vous avez probablement remarqué que j'aime bien parler de politique. Donc cet article m'a beaucoup inspiré et j'ai décidé de vous parler de cette victoire des vélos à Paris.
En général, je ne parle pas souvent de Paris parce que je trouve que cette ville est la capitale, elle est très célèbre, elle a déjà beaucoup de publicité, ... Mais il faut reconnaître que dans cette situation, c'est quand même un cas très intéressant pour la question des vélos et du climat en général.
Donc, je vais diviser cet épisode en trois parties. La première partie, je vais vous parler de cette politique de la ville de Paris pour les vélos, en faveur des vélos. Dans une deuxième partie, je vais vous parler du contexte en particulier des élections municipales de 2026. Et dans une troisième partie, je vais vous parler des problèmes qu'il y a avec cette mise en place des vélos et des pistes cyclables. Bonne écoute!
Alors, commençons donc cette première partie sur cette politique active de la Ville de Paris pour favoriser les vélos.
Déjà, il faut savoir que aujourd'hui à Paris, on compte 1500 kilomètres de pistes cyclables. Donc "piste cyclable" c'est "cycling path". 1500 kilomètres, c'est plus qu'à Amsterdam! Donc c'est énorme. On est vraiment sur une ville avec beaucoup, beaucoup d'espaces aménagés, appropriés pour les vélos. Et ça, ce n'est pas magique. C'est vraiment le résultat d'une politique de gauche, donc du parti politique Socialiste, pendant plus de 25 ans. Donc ça a été commencé en 2000 jusqu'à 2025, maintenant. On a eu deux maires socialistes. D'abord un homme, Bertrand Delanoë, et après une femme, Anne Hidalgo.
Et Anne Hidalgo, c'est vraiment le visage, le nom qui représente cette politique d'un grand changement dans la ville de Paris. Elle voulait faire de Paris, et là je donne une citation - a quote, "la capitale mondiale du vélo". Donc, c'était une très grande ambition. Et ça, c'était dans un plan plus large, plus grand, qui date de 2007, qui était le "Plan climat de Paris". Vous savez, depuis les années 2000, on voit bien qu'on a un réchauffement climatique, qu'il faut agir, qu'il faut faire quelque chose. Et bien la ville de Paris avait des objectifs, des objectifs écologiques pour que la ville ait moins d'impact dans la pollution, moins d'impact dans le rejet de CO2 - Carbon Dioxide - et être plus résiliente, plus résistante avec les changements climatiques et le réchauffement climatique. Donc ça, c'était vraiment le plan climat de Paris et en particulier, il y avait la place du vélo.
Donc regardons les étapes, comment on est passé des années 1990 où les vélos n'existaient pas, ils étaient inexistants dans la ville de Paris; comment on est passé de ça à 2026, avec 1500 kilomètres de pistes cyclables et un nombre incroyable de personnes qui font du vélo?
Et bien c'était une politique de gauche progressive. D'abord, il fallait construire, créer des pistes cyclables, donc plusieurs centaines de kilomètres. Ça a commencé dans les années 2000. Au début des années 2000, il y avait vraiment cette idée que la voiture avant prenait toute la place. Donc il fallait reprendre de l'espace à la voiture. Et ça, pour le faire, eh ben il a fallu enlever des places de stationnement, donc des endroits où les voitures pouvaient se garer. On a supprimé des parkings. Mais également diminuer l'espace pour la voiture, où la voiture roulait. Et on a créé du coup les pistes cyclables sur le côté.
Un moment clé dans cette transition, dans cette arrivée du vélo, c'est l'année 2007 avec les premiers Vélib. Les Vélib, ce sont les vélos de la ville de Paris que l'on peut emprunter - that we can borrow - pour 1 h, pour un jour, pour une semaine, ... Et ce n'est pas comme un magasin de location, c'est vraiment directement dans la rue. Il y a des bornes, donc un endroit métallique où le vélo est attaché et on met sa carte de banque ou même son téléphone et on peut payer pour prendre un vélo. Ça, ça s'appelle des vélos en libre service. Ça ne veut pas dire que you can just take it and not pay for it, no no, mais ça veut dire que c'est en libre accès. On peut les prendre pendant la nuit, pendant la journée, et on est très libre de les mettre où on veut. Ce n'est pas dans un magasin spécifique.
Juste une petite anecdote. Je vous ai dit Paris a commencé donc les Vélib en 2007 et c'était un grand événement mondial. Mais il faut savoir que ce n'était pas la première ville dans le monde. Bien évidemment, les Pays-Bas -Netherlands-, les Pays-Bas sont le pays où ce système est apparu en premier. Mais si on regarde en France, c'est la ville de Lyon qui a été la première à mettre en place un système sur toute sa ville en 2005. Donc deux ans plus tôt que la ville de Paris. Je voulais le dire parce que je suis lyonnaise et que c'est toujours un peu agaçant, un peu énervant quand Paris prend tout le crédit, tout le mérite pour quelque chose, alors que d'autres villes l'avaient déjà fait avant.
Toujours est-il que la ville de Paris met en place les Vélib en 2007, et c'est un énorme succès. Parce que ce n'est pas facile d'avoir un vélo en ville. Il faut avoir de l'espace dans son jardin ou sur son balcon, donc ce n'est pas pratique, ça coûte de l'argent. Il y a toujours le risque de se faire voler son vélo ou d'avoir un problème avec une roue. Donc avoir des vélos en libre service, c'est quand même beaucoup plus facile pour les gens. Et ça donne envie, ça incite les gens à faire du vélo. Même les touristes! Pas forcément les gens qui habitent à Paris, mais c'est une manière très sympa, très douce de visiter une ville comme Paris.
Donc je vous ai dit, pour trouver de la place pour les vélos, il faut prendre de l'espace aux voitures. Et un des grands changements, par exemple, c'est que dans la ville de Paris, vous le savez, il y a une très grande rivière, un fleuve qui s'appelle la Seine, et bien sur les côtés de la Seine, on appelle ça les berges -en anglais, c'est "the banks of the river". Avant, c'était des routes. Donc des deux côtés du fleuve de la Seine, il y avait des routes pour les voitures. Et bien entre 2013 et 2017, Anne Hidalgo, la maire socialiste de Paris, a décidé de fermer ces routes, progressivement bien sûr, mais de fermer ces routes pour les redonner aux piétons, donc aux gens qui marchent et aux vélos, et de planter des arbres. Donc d'en faire comme un grand parc. Et ça a vraiment complètement changé la ville.
Il faut savoir que beaucoup, beaucoup de Parisiens étaient opposés à ce projet parce qu'ils avaient très peur des conséquences sur.. pour les voitures. D'avoir encore plus de trafic, encore plus d'embouteillages - so traffic jam. Donc, ce n'était vraiment pas une politique simple à mettre en place. Anne Hidalgo et son équipe ont vraiment rencontré beaucoup, beaucoup de résistance, particulièrement la résistance des partis politiques à droite. Mais aussi beaucoup de résistance des Parisiens. Parce que pendant des années et des années, il y avait des travaux - so work in place- partout dans la ville. Donc ce n'était pas très agréable, ce n'était pas confortable. Il y avait encore plus de retard, encore plus d'embouteillages ou bouchons. Mais elle a persisté et elle a été réélue, donc élue une deuxième fois. Donc ça veut dire que les Parisiens ont continué de lui faire confiance.
Il y a eu un moment très important qui a encore plus accéléré l'arrivée du vélo. C'est en 2020, avec la pandémie de coronavirus. En fait, c'est assez simple parce que pendant la pandémie, mais après les confinements, (confinements, c'est quand les gens étaient obligés de rester dans leur maison, ils n'avaient pas le droit de sortir), et bien après les confinements, les gens avaient le droit de sortir, mais ils avaient très peur d'aller dans les transports en commun, dans les métros, les bus, les trams, ... Parce que les gens étaient trop proches. Donc on avait peur des contaminations, on avait peur de la maladie, du virus. Et donc le vélo semblait une alternative parfaite parce que chacun est sur son vélo, on n'est pas proche des gens. Et puis aussi, pendant la pandémie, on a pris conscience de l'importance de faire du sport, d'être physiquement plus actif et c'était très dur pendant les confinements, de rester dans la maison, dans l'appartement, de ne pas pouvoir faire de sport. Donc les gens étaient vraiment très motivés pour faire du vélo.
Et donc à ce moment là, pendant la pandémie de coronavirus, la Ville de Paris a construit de manière temporaire des "coronapistes", donc des pistes cyclables de Corona. Et au début, elles étaient temporaires, mais en fait, à Paris, elles ont été pérennisées. Ça veut dire qu'on les a installées de manière permanente, en les rendant plus sécures, en les modifiant un peu, mais ça a vraiment augmenté énormément le nombre de pistes cyclables. Et donc maintenant dans Paris et dans la périphérie de Paris, donc dans la banlieue de Paris, c'est beaucoup plus facile et beaucoup plus sûr. On est en sécurité pour faire du vélo. Avant, il y a 20 ans, c'était un gros risque de faire du vélo. Maintenant, non. Et il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de gens qui font du vélo.
Une autre chose que la Ville a mis en place, c'est une aide financière pour acheter un vélo, notamment des vélos électriques et des vélos cargo. Un vélo cargo, c'est un vélo où on a devant ou derrière de l'espace en plus pour mettre ce qu'on veut: des enfants, pour mettre une valise, pour mettre -parcels- des colis. Donc les vélos cargo sont idéaux pour les familles, mais aussi les business, les commerces parce qu'ils peuvent faire leurs livraisons avec ça. Et il y a réellement des études qui ont montré que dans les grandes villes, un vélo cargo peut être plus efficace et plus rapide que -a van- une camionnette. Donc, il y a un vrai argument écologique. Et donc la Ville de Paris donne une aide financière pour les gens qui voudraient acheter des vélos. Donc, ça aussi, ça, ça contribue à à son évolution et à son adoption par les Parisiens.
Et bien sûr, l'arrivée des vélos électriques a beaucoup changé. Parce que Paris est une ville avec du relief, il y a des petites collines -hills- et donc ce n'est pas toujours facile de faire du vélo. Mais avec le vélo électrique, on peut être habillé pour le travail et on peut arriver au travail sans transpirer, sans être sale. Et ça, c'est un vrai changement. Et donc le vélo, ça a été un véritable succès. Maintenant, énormément de gens font du vélo.
Pour vous donner quelques conséquences positives, entre 2002 et 2026, le nombre de voitures a été divisé par deux, c'est à dire qu'il y a deux fois moins de voitures dans la ville qui roulent. Alors que, à l'inverse, le nombre de pistes cyclables a été multiplié par six. Donc on a vraiment une diminution des voitures et une grande augmentation de l'espace pour les vélos. Et enfin, dans des chiffres aussi concrets pour l'empreinte carbone -the carbon footprint. L'empreinte carbone de la Ville de Paris a diminué de 21 % entre 2014 et 2022, et la pollution atmosphérique a diminué de 40 %. Donc, on respire beaucoup mieux dans la ville de Paris et c'est beaucoup moins pollué. Donc c'est une ville qui devient vraiment beaucoup plus agréable.
Donc, regardons maintenant juste le contexte des élections de 2026. En 2026, il y avait des élections municipales dans toutes les villes de France. Et à Paris, donc c'était une mairie socialiste depuis 25 ans et il y avait deux candidats principaux. Une candidate de droite, Rachida Dati, et un candidat de gauche socialiste, Emmanuel Grégoire. Eh bien, c'est Emmanuel Grégoire qui a gagné les élections. Et ça, ça a vraiment été interprété en France, mais aussi à l'étranger, dans des journaux d'autres pays, comme une victoire de cette politique verte, de la politique pro-vélo, contre les voitures. Les gens ont dit "OK, on vous fait confiance, on fait confiance à la gauche, aux socialistes et on veut continuer dans cette direction. On veut que la Ville de Paris Continue avec les vélos, continue de s'adapter pour le climat, pour le futur, dans une démarche plus verte". Donc ça c'était très intéressant. Et c'est ça l'article que j'ai lu, qui faisait la connexion entre politique, donc des élections, et environnement et vélo.
Ce qui est intéressant, c'est que en France et à Paris en particulier, il y a encore vraiment cette opposition partie de droite qui va utiliser la voiture et parti de gauche qui fait la promotion du vélo. Donc en fait, le vélo en France, c'est quelque chose qui peut être assez politisé, assez politique. De, si on utilise le vélo, c'est qu'on est plutôt de gauche et si on a une voiture à Paris, c'est qu'on est plutôt de droite. En général. Bien évidemment, ce sont des des généralités!
Mais ça s'est vu pendant les élections. Pendant les campagnes électorales, la candidate de droite était plutôt une candidate riche des beaux quartiers, des quartiers avec de l'argent et donc avec des voitures.
Passons maintenant à la troisième partie, où je voulais vous parler des problèmes que tout ça pose. Parce qu'il y a des problèmes, ce n'est jamais parfait. Eh bien, le premier problème, c'est qu'il y a des comportements qui ne vont pas. En France, le vélo n'est pas dans la culture des gens. C'est quelque chose d'assez récent et donc on a encore des... On a beaucoup de cyclistes, donc de personnes sur les vélos, qui ne respectent pas les règles. Et ça, ça crée énormément de tensions entre les automobilistes (donc les gens qui conduisent des voitures) et les cyclistes. Parce que quand un cycliste ne respecte pas le feu rouge - the red light-, quand il grille le feu rouge, donc il passe alors que normalement c'est interdit; quand ils vont sur les trottoirs -on the pavement- et ils deviennent dangereux pour les piétons, pour les gens qui marchent,... Donc là, on a vraiment un problème de comportement et la police commence de plus en plus à verbaliser, donc à sanctionner, à dire: "non, ce n'est pas ok, vous devez payer, vous avez une sanction parce que vous avez eu ce comportement".
Et ça, ce problème de comportement, j'espère que les choses vont changer progressivement. Ça va prendre du temps. Mais c'est vrai qu'on n'a pas du tout cette culture du vélo et donc on doit encore apprendre à être des bons cyclistes. Et pour ne pas avoir de tensions avec les autres personnes comme les piétons ou les personnes dans les voitures.
Un autre problème, c'est un problème d'infrastructure. Il faut penser que la ville de Paris, son urbanisme, date du XIXᵉ siècle. Et très vite, la voiture a été la reine. C'était vraiment l'élément central. Tout était organisé pour les voitures. Et donc ce n'est pas facile maintenant, après, de trouver de la place pour les vélos. Donc ça crée des tensions et ça veut aussi dire que les espaces ne sont pas organisés, aménagés parfaitement. C'est vraiment très différent, par exemple de Copenhague ou d'Amsterdam où les villes se sont développées avec les vélos depuis très très très longtemps. J'ai lu un article pour Copenhague, ça a commencé dans les années 1920! Donc il y a un siècle. Donc bien sûr, les espaces ont été pensés directement pour les vélos et les voitures, alors qu'en France maintenant, il faut changer, il faut retrouver de la place pour les vélos. Et donc ça crée aussi des problèmes de sécurité parce que parfois les vélos doivent être avec les bus, donc sur les voies de bus. Ou alors les pistes cyclables sont seulement une peinture au sol. Mais donc les voitures se garent -they park there- ils se garent. Donc on n'est pas dans une situation parfaite, idéale en termes d'infrastructures.
Et enfin, un dernier problème, c'est peut-être le problème d'inclusion. Parce que c'est parfait de faire du vélo à Paris quand on habite dans Paris ou quand on est touriste, c'est vraiment merveilleux. Mais pour les personnes qui sont en périphérie, qui sont plus loin, et bien ça devient plus difficile. Et parfois ce n'est pas très bien connecté avec les transports publics, avec les métros, les bus, les trams,... Donc il faut continuer de penser pour que ça marche aussi dans les périphéries. Et moi mon dernier point, c'est peut-être de dire il faut aussi ne pas oublier les gens qui ne peuvent pas faire du vélo. Les gens qui ont un handicap, les gens qui ont des enfants en bas âge, les personnes âgées,... Donc il ne faut pas non plus tout orienter pour les personnes qui font du vélo ou qui peuvent marcher. Il faut continuer de penser à tout le monde et donc d'avoir une ville inclusive et qui n'oublie personne.
Right, we are now at the end of this episode. So it's now time to do a quick summary in normal pace French. Good luck!
Alors aujourd'hui, j'ai décidé de vous parler du vélo à Paris, parce que c'est un véritable succès et ce n'est pas le fruit du hasard. C'est vraiment le fruit d'une politique socialiste, d'une politique de gauche depuis les 25 dernières années. Ça a commencé avec un premier maire, un homme et ensuite une femme, Anne Hidalgo, qui ont vraiment, depuis les années 2000, eu à cœur de transformer la ville pour la rendre beaucoup plus verte, beaucoup plus centrée sur le climat et donc de rejeter la voiture et d'accueillir le vélo.
Et donc pour faire ça, et bien il y a eu énormément de pistes cyclables construites. En ce moment, on en compte 1500 kilomètres. C'est énorme. C'est plus qu'Amsterdam par exemple. Mais il a fallu pour ça bien sûr, prendre de l'espace aux voitures, donc supprimer des places de parking, supprimer des routes et ça ne s'est pas fait facilement. Il y a eu beaucoup d'opposition de la part des Parisiens, de la part de l'opposition politique, donc de la droite. Mais progressivement, ils ont tenu bon, ils ont tenu le cap. Et donc Anne Hidalgo a persévéré dans sa politique des vélos. Et avec l'adoption également du Vélib, donc ces vélos en libre service. Avec la mise en place des coronapistes pendant le coronavirus, qui sont devenues de nouvelles pistes permanentes. Et également avec des aides financières pour inciter, pour aider les gens à acheter leur propre vélo électrique ou vélo cargo. Et tout ça a énormément de succès. Ça a eu un vrai impact sur la pollution atmosphérique, donc c'est beaucoup plus facile de respirer maintenant à paris. Ça a eu un vrai impact sur l'empreinte écologique de la ville. Et globalement, les Parisiens sont très très satisfaits de cette nouvelle capitale, qui est quand même beaucoup plus verte et beaucoup plus agréable à vivre et dans laquelle se déplacer.
Et ça s'est traduit par les élections de 2026 pour la mairie de Paris, où le candidat socialiste a été élu alors que la candidate de droite a été battue. Et ça, ça a vraiment été le symbole d'un plébiscite, d'un accord de la part des Parisiens de dire "Nous aimons cette politique et nous voulons continuer avec cette politique d'un Paris vert, d'un Paris écolo et d'une ville de Paris avec des vélos".
Et j'ai terminé en vous disant que quand même, il y a quelques problèmes, notamment des problèmes de comportement, que les cyclistes sont loin d'avoir des comportements parfaits et que ça, ça doit changer, mais que la culture du vélo n'est pas encore très ancienne. Donc ça prend du temps. Je vous ai dit aussi qu'il y avait un problème d'infrastructures. Que la Ville de Paris n'était pas pensée pour les vélos initialement, donc que ça demande beaucoup d'aménagements, de changements et que l'on n'est pas du tout sur des systèmes parfaits, très sécurisés, comme le Danemark ou le ou les Pays-Bas. Et enfin, je vous disais, il ne faudrait pas non plus oublier les personnes qui habitent plus loin, qui habitent en périphérie ou les personnes qui ne peuvent pas faire du vélo comme les personnes âgées, les parents avec des jeunes enfants ou les personnes avec un handicap.
Now we are back to slow French.
Comme conclusion, je voudrais donc dire que cet exemple de la Ville de Paris est un, je pense, très bon exemple d'une transition possible. On peut transformer une capitale qui avant était réservée aux voitures. On peut faire une transition vers des vélos, vers des métros, vers du piéton -donc pour marcher. Mais c'est un énorme investissement en argent, en temps et c'est vraiment une politique sur le long terme. Je vous ai dit, c'était 25 ans de politique de gauche! Donc ça prend beaucoup de temps. Et que malheureusement, c'est encore quelque chose de très politisé où nous ne sommes pas sûrs que, à droite, les candidats de droite auraient respecté et auraient gardé tous ces changements. Donc on a encore vraiment quelque chose de très politisé. Donc faire du vélo à Paris, si vous n'êtes pas un touriste, c'est encore un marqueur politique assez fort.
Merci beaucoup de m'avoir écouté. Je vous souhaite une très bonne journée - à vélo si vous en avez un- et à la prochaine! Salut!
Learning tips:
1. Follow the interactive transcript to read as you listen. You can replay a sentence by clicking on it.
2. To work on your speaking skills and pronunciation, try copying what Gaëlle says from time to time.
3. Boost your vocab by looking up words you don't understand: Reverso French - English translator
Look out for these words, and learn them:
- une politique en faveur de = a policy promoting
- les élections municipales = local elections
- les pistes cyclables = cycling paths
- les voies de bus = bus lanes
- des espaces aménagés = dedicated/designated areas
- le rejet de CO2 = CO2 emissions
- des places de stationnement, des places de parking = parking spaces
- se garer = to park
- toujours est-il = be that as it may
- se faire voler = to get robbed
- les berges de la Seine = the banks of the Seine
- les piétons = pedestrians
- les cyclistes = cyclists
- les vélos en libre service = bike-share schemes
- les Vélib’ = Parisian shared bikes
- les automobilistes = motorists
- les embouteillages, les bouchons = trafic jam
- les confinements = lockdowns
- les coronapistes = cycling paths created during Covid Pandemic
- les vélos cargo = cargo bikes
- l’empreinte carbone = carbon footprint
- la pollution atmosphérique = air pollution
- un comportement = a behaviour
- griller un feu rouge = to run a red light
- les trottoirs = pavements
- la police verbalise = the police issues fines
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