Les espaces sans enfants en France

Les espaces sans enfants en France

In this episode, Gaelle talks about the trend of “no-kids” spaces in France. It all started when the national train company offered new premium seats in coaches where children under 12 were not allowed. That sparked a fierce debate on the internet and national TV about the appropriateness of such places, where children were banned.

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Bonjour à toutes et bonjour à tous! Bienvenue dans ce nouvel épisode de Languatalk Slow French. Aujourd'hui, je voudrais vous parler d'un phénomène de société. Quelque chose qui se passe en ce moment dans la société française - pas seulement. Mais de plus en plus, on voit une augmentation du phénomène des espaces sans enfants ou espaces no kids. Et en France, en français, on dit le mot anglais "no kids". Donc ces espaces, ce sont par exemple des restaurants, des hôtels, des resorts pour les vacances, qui n'acceptent pas les enfants, où c'est interdit pour les enfants. Donc ce phénomène n'est pas nouveau. Mais pourquoi je vous en parle maintenant? C'est parce que, en janvier 2026, donc au début de cette année, il y a eu un immense scandale qui a, en France, vraiment opposé deux groupes. Les groupes pro no kids et les groupes anti no kids et qui se sont vraiment affrontés sur les plateaux télévision, à la radio et surtout sur les réseaux sociaux.

Donc nous allons commencer dans une première partie sur quel était ce scandale, qu'est ce qui a déclenché cette immense polémique. Donc tout a commencé en janvier 2026, quand la SNCF, (la SNCF c'est la compagnie de trains nationale en France), et bien cette compagnie de train a proposé des nouveaux wagons premium. Donc dans un train, il y a plusieurs voitures, donc on peut dire une voiture ou un wagon - a coach. Et ils en avaient proposé certains où l'accès était interdit pour les enfants de moins de douze ans. C'était des espaces plus cher, premium et avec cette idée pour offrir un espace plutôt pour les professionnels qui voudraient travailler dans le calme, donc sans le bruit des enfants. Cela concernait un petit nombre de wagons, seulement 8 % du train au total. C'était seulement sur certaines lignes de train. Les trains majeurs, par exemple entre Paris et Lyon, et seulement les jours de la semaine, donc du lundi au vendredi. Donc cette idée, c'était vraiment plutôt pour les professionnels qui travaillent pendant la semaine, de leur réserver un espace plus cher, un peu comme une classe affaire -a Business class - une classe affaire sans les enfants.

Là où ça a été problématique, c'était comment La SNCF a formulé, comment la SNCF a expliqué le concept. Et au début, ils ont écrit: "pour garantir un maximum de confort, les enfants ne sont pas acceptés". Et donc il y avait cette idée que les enfants sont un problème. Les enfants ne peuvent pas apporter du confort. Et ça a vraiment enflammé les réseaux sociaux. Moi, vous savez, je n'habite pas en France, je n'habite plus en France, j'habite en Angleterre. Mais j'ai vu énormément de choses sur les réseaux sociaux avec vraiment deux mondes, deux groupes qui avaient une vision très très opposée.

D'un côté les gens qui en ont marre -the are fed up, qui en ont marre des voyages en train avec des enfants. Et pas seulement les voyages en train en fait, mais qui veulent avoir des espaces tranquille, au calme. Et de l'autre côté, les parents qui disaient: "mais c'est impossible de survivre dans un monde qui n'est pas pensé pour les enfants et où on demande toujours aux enfants d'être silencieux, d'être calmes". Et ça, c'est contre la nature instinctive d'un enfant. Donc on a vraiment eu cette dispute très très profonde entre les deux camps, les deux positions.

La SNCF n'a pas changé, elle a gardé cette offre premium sans les enfants. Mais elle a reformulé comment elle a proposé l'offre en ne disant plus "interdit aux enfants", mais en disant "autorisé à partir de douze ans". Donc un peu changé la formulation.

Donc aujourd'hui, j'aimerais qu'on regarde en fait les deux arguments des deux côtés. Qu'est-ce que les gens qui sont en faveur des espaces sans enfant disent? Et qu'est-ce que les gens qui sont contre ces espaces disent. Donc, regardons tout d'abord les arguments en faveur des espaces no-kids, des espaces sans enfant.

Tout d'abord, c'est vrai qu'il paraît assez normal de vouloir avoir des espaces calmes et tranquilles où c'est possible de travailler, où c'est possible de se reposer, où c'est possible d'avoir des conversations entre adultes sans interruption. Donc c'est vrai que l'idée d'avoir des hôtels, des campings, des restaurants où il n'y a pas d'enfants et donc où ces interactions sont possibles plus au calme, paraît une bonne idée.

Et il y a un argument de dire ce n'est pas contre les enfants, ça ne supprime pas des choses aux familles et aux enfants. C'est juste une stratégie marketing classique de segmentation. On va créer des segments, de la même manière que quand on a des restaurants, et bien il y a des restaurants de plus en plus segmentés qui s'adressent à une clientèle en particulier. Par exemple, il y a des restaurants vegan, il y a des restaurants sans gluten, il y a des restaurants seulement de pâtisseries,... Donc ça, c'est une segmentation. Eh bien, de la même manière, on peut segmenter les offres pour les vacances, pour les restaurants et pour les trains. Donc ce n'est pas contre un groupe, mais c'est juste offrir une plus grande diversité pour s'adapter à un public qui a des besoins différents.

Un autre argument, c'était de dire que oui, il y a de plus en plus d'espaces sans enfants, interdits aux enfants. Mais à l'inverse, il y a aussi de plus en plus d'espaces "kids friendly", donc qui sont vraiment orientés pour les familles, avec plus d'activités, plus de structures de jeux qui sont donc vraiment adaptées pour les familles. Donc, on voit bien, c'est une segmentation. Ce n'est pas une annulation ou une disparition des espaces pour les familles, mais juste, on va plus s'adapter et proposer des offres adaptées à chaque public.

Ensuite, on peut aussi dire que cette offre, elle est assez limitée. Dans les trains, c'était 8 % des espaces, pendant la semaine. Ce n'était pas pendant les week ends. Pour les campings, par exemple en France, les campings sans enfants représentent 3 % des campings au total. Donc encore une fois, on est très loin de prendre tout l'espace et qu'il n'y ait plus d'espace pour les familles.

Et enfin, on pourrait dire, c'est vrai pour les gens qui n'ont pas d'enfants, qui ne veulent peut-être pas être proches des enfants, mais c'est aussi vrai pour des gens qui ont des enfants, qui sont des parents et qui ont envie peut-être de faire une pause. C'est vrai que personnellement, quand j'y réfléchis, moi j'ai deux enfants. Si je pouvais aller parfois dans des endroits où il n'y a pas le bruit, il n'y a pas les conversations des petits enfants autour de moi, peut-être que j'apprécierais. Donc d'offrir ces espaces là pour un public qui le souhaite - donc des gens qui n'ont pas d'enfants ou des gens qui ont des enfants mais qui veulent faire une pause - pourquoi pas?

Là où je vais mettre une grosse précaution, c'est que j'ai lu beaucoup de commentaires quand j'ai regardé des vidéos, des vidéos de la télévision et sous les vidéos sur internet, il y avait les commentaires des gens qui ont regardé la vidéo. Et j'étais extrêmement choquée par la violence des commentaires. Parce que beaucoup de gens ne disaient pas simplement "Oui, je pense que c'est une bonne idée", mais ils disaient que de nos jours, les enfants sont très mal élevés, il n'y a plus aucune éducation, que les enfants sont rois, c'est à dire "King", que les parents sont de mauvais parents, qu'ils n'ont aucun contrôle sur leurs enfants,...

J'ai même lu des choses vraiment très violentes qui disaient (peut-être avec de l'humour, mais ça reste un humour violent), de dire: "il faudrait utiliser une muselière et une laisse pour les enfants". Ça, la muselière, c'est ce qu'on met sur un chien qui est dangereux pour lui fermer la bouche. Et une laisse, it's a leash. Donc ils utilisaient un vocabulaire comme si les enfants étaient des chiens et qu'il fallait les dresser -To train them and break them, like a dog. Et pour moi, je trouve ça extrêmement choquant, parce que c'est vraiment ne pas comprendre que des enfants ont des besoins naturels de bouger, sauter, être actifs. Et vraiment de les comparer à des animaux, pour moi.. De lire ces commentaires, c'était quand même très violent.

Et donc j'arrive à la deuxième partie sur les arguments contre ces espaces sans enfants, et particulièrement pour les trains. Eh bien le premier argument, c'est que beaucoup d'espaces ne sont pas adaptés aux enfants. Par exemple, un train, ce n'est vraiment pas une partie de plaisir. Ce n'est vraiment pas un moment très agréable de faire un voyage en train avec des jeunes enfants. Parce qu'il n'y a rien pour les enfants, il n'y a pas d'espace pour marcher, courir, sauter. Et nous avons tous été enfants. Et quand nous sommes enfants, c'est normal d'avoir besoin d'être actif.

Donc peut-être que au lieu de dire il faut des espaces où on interdit aux enfants, eh bien peut-être qu'à l'inverse, on pourrait penser à construire des espaces pour les enfants dans les trains. Et ça, ce n'est pas une idée complètement folle parce que ça existe déjà dans certains pays. J'ai vu que en Suisse et au Danemark il me semble, il y avait des trains avec des espaces pour les enfants, des espaces de jeux. Et donc peut-être qu'on pourrait faire les deux. Ou déjà, faire des espaces pour les enfants, et bien ça rendrait la vie beaucoup plus facile à tout le monde. Pour les parents en premier, parce que c'est vraiment dur d'avoir un enfant qui a de l'énergie, qui parle fort, qui court. C'est très stressant pour un parent. Parce que les parents sont très conscients du regard des autres, que c'est gênant -it's a bother- pour les autres gens autour. Et en même temps, on n'a pas vraiment d'autres options.

Et donc, malheureusement, beaucoup de parents trouvent comme solution de donner une tablette ou un téléphone portable. Et là, nous sommes encore plus jugés! Parce que les autres personnes qui n'ont pas d'enfants autour pensent: "Ah, voilà! La nouvelle génération, toujours avec un téléphone portable! Ils ne savent pas jouer, ils sont en train de les rendre stupides...". Mais c'est tellement facile de critiquer quand on n'a pas d'enfant et quand on ne voit pas que rien n'est adapté pour ces enfants. Donc oui, la tablette, malheureusement, le téléphone, sont des solutions beaucoup plus faciles et accessibles et qui ne font pas de bruit. Et donc au restaurant, dans le train, les familles trouvent cette solution et sont jugées pour ça.

Donc voilà, le premier argument, c'est de dire: il faut retrouver des espaces, penser des espaces adaptés aux enfants. Et ça c'est vrai dans les trains, mais c'est vrai dans les hôtels, dans les restaurants. Si les restaurants avaient une aire de jeux, un espace de jeux au milieu du restaurant, facile pour les parents de vérifier, tout changerait. Ce serait tellement plus adapté.

Deuxième argument, c'est qu'on a un paradoxe assez évident entre d'un côté une volonté de ne plus voir les enfants, de créer des espaces sans les enfants parce que clairement, les enfants dérangent, gênent - they are a problem, they are bothering. Mais de l'autre côté, on a un problème de la natalité, de la démographie. Nous sommes dans des sociétés, particulièrement dans les pays occidentaux, les pays riches, où il y a de moins en moins d'enfants, de plus en plus de personnes âgées. Et ça, c'est un vrai problème. Et tous les gouvernements le voient, en sont conscients, pensent que c'est un problème, disent aux familles: Il faut faire plus d'enfants. Mais donc c'est un paradoxe énorme. On veut que les familles fassent plus d'enfants, mais de l'autre côté, on ne met pas en place des espaces qui sont family friendly, qui sont ouverts pour les familles et qui rendent la vie plus facile. Donc ça, c'est un paradoxe évident, il me semble.

Je voulais aussi vous dire, quand j'ai posé la question à un de mes étudiants qui est australien et qui a habité en France pendant six mois avec ses deux enfants, (il est parti travailler pendant six mois) et je lui ai demandé est-ce qu'il y a eu un choc culturel? Est-ce qu'il y a eu quelque chose qui était vraiment différent? Je vous rappelle, il vient d'Australie, donc un pays riche, un pays développé. Et il m'a dit: "la chose qui m'a le plus surprise, c'est la non place donnée aux enfants. Que les Français ont vraiment une séparation de si on va au restaurant, on prend une baby sitter pour aller au restaurant sans les enfants". Alors qu'en Australie ils sont beaucoup plus intégrés, ils sont beaucoup plus accueillis - welcome.

Et ça, ça m'a vraiment surprise. Je ne pensais pas que ça allait être le premier choc culturel qu'il avait eu. Mais vraiment, pour lui, c'était très clair que les enfants en France ne sont pas vraiment les bienvenus, ne sont pas vraiment accueillis et que les espaces ne sont pas pensés pour eux. Et que globalement, dans la société, nous ne sommes pas dans une culture où les enfants peuvent prendre la place, peuvent faire du bruit, peuvent bouger. On demande encore souvent aux enfants en France d'être sages -so to be calm and quiet- d'être sage, d'être tranquille, d'être silencieux. Et ça je pense que c'est vrai. C'est une énorme différence entre les cultures. Je le vois en Angleterre, les enfants ont beaucoup plus d'espace et ont.. Les adultes sont beaucoup plus acceptants et tolérants des comportements des enfants.

Et enfin, je voudrais juste terminer avec une citation de Nelson Mandela, (mais aussi apparemment Dostoïevski - les deux ont dit quelque chose de similaire). La citation, que j'ai un petit peu modifiée pour la rendre plus facile à comprendre, mais ça dit: "on juge une société à la manière dont elle traite ses enfants". Donc, ça veut dire qu'on peut voir si une société est une bonne société ou une mauvaise société, si on regarde comment elle s'occupe, comment elle traite les enfants. Et donc certains disent dans une société qui veut ségréguer, qui veut séparer, interdire les enfants, et bien c'est une société un peu malade, parce qu'elle se coupe de ses futures générations, elle se coupe de la vie qui arrive. Et donc on arrive à des comportements assez intolérants où les gens ne peuvent plus vivre ensemble, où les gens ne peuvent plus réaliser et comprendre qu'un enfant est un enfant avant tout. Et c'est une personne qui a de l'énergie. Et heureusement que les enfants ont de l'énergie!

Ok, we are at the end of the two arguments so I'm gonna do a quick summary in normal pace French. Good luck.

Donc aujourd'hui, j'ai décidé de vous parler d'une question de société qui sont: les espaces sans enfants. Puisque ces endroits, par exemple dans des restaurants, des hôtels, des resorts et des trains, augmentent de plus en plus. Pas seulement en France mais en France, ça arrive aussi. Et en France, il y a eu une énorme polémique au mois de janvier 2026, puisque la compagnie de train nationale, la SNCF, a proposé des billets plus chers, des billets premium où les.. dans certains wagons, les enfants n'étaient pas acceptés, ils étaient interdits en dessous de douze ans. Avec cette idée d'offrir des espaces pour les professionnels, au calme, pour pouvoir travailler. Et ça a vraiment enflammé les réseaux sociaux. Il y a eu deux groupes qui se sont vraiment affrontés de manière très claire. Les gens qui étaient pour cette nouvelle chose, pour ces espaces sans enfants et les gens qui étaient vraiment contre.

Donc je vous ai résumé les arguments des deux côtés. D'un côté, pour ceux qui étaient en faveur de ces lieux, je disais que c'est vrai, on peut considérer que c'est important d'avoir des espaces adaptés à tous, à tous les publics. On appelle ça une stratégie de segmentation. Et donc avoir des segments du marché adaptés pour les personnes qui ne veulent pas avoir du bruit, qui ne veulent pas avoir les enfants proches d'eux. Mais de l'autre côté, on peut aussi avoir plus d'espaces vraiment adaptés pour les enfants. Il y avait aussi l'argument que ces espaces là ne représentent pas une majorité du tout. Ça représente 8 % pour les trains, 3 % pour les campings. Donc ça n'enlève pas des espaces aux familles.

Mais je vous disais quand même que moi, j'avais été très choquée dans les commentaires que j'avais lu sur internet, où les gens étaient quand même très très hostiles en fait aux familles, très hostiles aux parents et aux soit-disant "nouveaux parents" qui ne savent pas "tenir" leurs enfants, éduquer leurs enfants et qui comparaient les enfants à des chiens, à des animaux qu'on devrait tenir en laisse. Et que moi ça m'avait quand même beaucoup choqué de lire ça.

Ensuite, j'étais passée donc aux arguments contre ces espaces sans enfants. Et le premier argument, c'est de dire qu'en fait, il n'y a pas beaucoup d'espaces qui sont adaptés pour les enfants, pour les familles. Et que, pour les familles, en fait, c'est toujours très dur de naviguer dans les trains, mais aussi dans la ville, dans les restaurants,... C'est dur en fait pour les familles. Et il y a énormément de jugements et on le sait, on se sent jugé, on essaye de tenir nos enfants. Exactement, "tenir" les enfants. C'est pas le bon verbe, mais en vrai, c'est comme si on devait tenir un animal en laisse. Et c'est horrible ce sentiment là. Parce qu'il y a une réalité physique, biologique, que les enfants sont des êtres avec beaucoup d'énergie et qu'ils ont besoin de sauter, courir, crier, et qu'il faudrait peut-être penser à construire des espaces adaptés pour eux dans les trains plutôt que de leur interdire des endroits.

Ensuite, je vous parlais du paradoxe qui existe entre une baisse de la natalité, donc un besoin d'avoir plus d'enfants parce que c'est un réel problème de société. Ça va être un réel problème pour l'économie. Et de l'autre côté, une société qui dit "on ne veut pas voir les enfants, ils nous embêtent, ils nous dérangent".

Et enfin, je vous donnais une conclusion avec une citation de Nelson Mandela qui disait qu'on peut juger une société à la manière dont elle traite ses enfants. Et donc oui, peut-être qu'une société qui ne tolère plus, qui n'accepte plus les enfants dans certains lieux, c'est une société qui se coupe de sa jeunesse, qui se coupe de son futur et qui devient de plus en plus intolérante.

And now is back to slow french.

Et vous, est-ce que vous êtes pour ou contre ces lieux sans enfants? Moi je pense que c'est une vraie question. Parce que j'ai des enfants, naturellement je suis plutôt contre et en même temps c'est vrai qu'il y a des moments j'aimerais aller dans des lieux où je suis en paix et je n'ai pas les cris des enfants qui me rappellent mes propres enfants. Donc je n'ai pas un avis complètement tranché. Mais je pense que d'adapter pour tous les publics, mais donc vraiment d'adapter aussi pour les familles, c'est crucial. Sinon, effectivement on se coupe des enfants. Et les enfants sont l'avenir d'un pays, donc je pense que c'est assez triste.

Merci beaucoup de m'avoir écouté. Je vous souhaite une très bonne journée et je vous dis à la prochaine. Salut!

Learning tips:

1. Follow the interactive transcript to read as you listen. You can replay a sentence by clicking on it.

2. To work on your speaking skills and pronunciation, try copying what Gaëlle says from time to time.

3. Boost your vocab by looking up words you don't understand: Reverso French - English translator

Look out for these words, and learn them:

  • la SNCF = Société Nationale des Chemins de fer Français → national French train company
  • un wagon = a coach, a carriage
  • une classe affaire = business class
  • enflammé = to cause a stir, to ignite
  • en avoir marre = to be fed up
  • être en faveur de = to be in favour of
  • une stratégie marketing de segmentation = a marketing segmentation strategy
  • mal élevé = rude
  • une laisse et une muselière = a leash and a muzzle
  • ce n’est pas une partie de plaisir = it’s no walk in the park
  • c’est gênant = it’s bothering
  • une aire de jeux = a playground
  • sage (adj) = well-behaved
  • citation de Nelson Mandela : « on juge une société à la manière dont elle traite ses enfants »








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