Thomas Brail et son combat pour les arbres
By LanguaTalkIn this episode, Gaëlle introduces Thomas Brail, a man on a mission to protect trees. As climate change accelerates, he is urging politicians and citizens alike to stop felling trees without good reason and to rethink how vital they are to our lives. Tune in to discover his unusual approach and the results it has achieved.
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Bonjour à toutes et bonjour à tous! Bienvenue dans ce nouvel épisode de Languatalk Slow French. Aujourd'hui, je voudrais vous faire une biographie, vous présenter quelqu'un. Et d'habitude je vous présente des personnes qui sont mortes, qui ne sont plus là. Mais aujourd'hui, j'ai décidé de vous présenter un homme, un homme français qui s'appelle Thomas Brail. Parce que je l'ai découvert cet été quand j'étais en France et j'ai trouvé sa vie et surtout ses actions très inspirantes, très intéressantes et donc je pense qu'il mérite - he deserves - il mérite d'avoir un épisode dans ce podcast, aujourd'hui avec vous.
Donc je voudrais déjà vous présenter un peu qui est Thomas Brail. Donc c'est un homme, il a 53 ans, il vient du sud de la France, donc dans la région du Tarn. C'est la région dans le sud ouest qui est proche de Toulouse, si vous avez un peu une idée de la géographie en France. Et donc si vous l'entendez parler à la radio, comme c'était mon cas, ou dans des émissions de télévision, il a un très bel accent français du Sud Ouest qui est vraiment très très beau à entendre. Et ce qui est intéressant chez Thomas Brail, c'est son métier. Il est arboriste-grimpeur, ça veut dire qu'il travaille dans les arbres. C'est un spécialiste des arbres. Et ce sont les personnes qui montent dans les arbres, pas avec des machines -not with a lift-, mais directement avec des cordes -with rope-, avec des harnais. Donc ils s'attachent et ils montent dans les arbres. Le travail d'un arboriste grimpeur, c'est quelqu'un qui va couper les branches des arbres, qui va détecter, voir si les arbres sont en bonne santé ou s'ils sont malades et donc prendre des décisions s'il faut couper complètement un arbre ou pas.
Donc, Thomas Brail est un arboriste-grimpeur. Il a travaillé pour de nombreuses villes, des mairies. Vous savez, quand il y a des arbres qui deviennent peut-être trop grands, qui deviennent dangereux pour une maison ou pour un poteau électrique pour les fils électriques, ce genre de choses. Il a travaillé dans ce secteur. Il est papa, il a un enfant qui a neuf ans maintenant. Donc voilà pour la présentation de cet homme.
Pourquoi je vous parle de lui? C'est parce que il a depuis quelques années décidé de mener un combat, de lutter -so to fight- contre quelque chose qu'il considère de très important, c'est la coupe des arbres. Parce que en France, pas seulement en France bien sûr, mais en France aussi, des arbres sont coupés très régulièrement, et pas parce qu'ils sont malades, mais parce qu'il y a un projet de construction, par exemple pour construire un parking ou pour construire une route. Et dans le contexte actuel de réchauffement climatique, de dérèglement climatique, eh bien il considère que c'est complètement fou, que c'est une aberration, quelque chose qui ne peut pas se faire.
Et donc il a commencé à être très actif et à montrer son opposition à ses projets. Tout a commencé en 2019, quand, dans la ville où il travaillait, il travaillait comme jardinier. Eh bien, il a vu que la mairie avait décidé de couper neuf arbres et pas des arbres très jeunes, non, des platanes bicentenaires. Ça veut dire qu'il y avait plus de 200 ans, donc des très vieux arbres, des très beaux arbres qui permettaient d'avoir beaucoup d'ombre - lot of shade. Et la mairie voulait les couper pour construire un parking. C'était en 2019, et c'est la première fois que Thomas Brail a décidé de monter dans les arbres et de rester dans les arbres. Il est resté pendant trois jours dans un arbre pour protester contre cette coupe des arbres. Et ça a marché. Il a pu être en communication, en conversation avec le maire. Et le maire a décidé, a accepté de sauver, de ne pas couper sept des arbres. Donc d'en couper seulement deux. Et donc ça, ça a été le premier combat -the first fight-, le premier combat de Thomas Brail. Et avec ce mode d'action très spécial de aller dans un arbre et de rester dans un arbre. Parce que bien évidemment, si il y a des humains dans un arbre, on ne peut pas le couper, on ne peut pas le faire tomber. Et donc de cette première action est née un mode d'action, une manière de faire et également une nouvelle association.
Thomas Brail a créé, a fondé le Groupe National de Surveillance des Arbres (GNSA) en 2020. Donc un an après ce premier problème avec les arbres. Et ce groupe, donc national, c'était pour que d'autres personnes puissent faire comme lui, puissent aussi lutter contre les décisions des mairies, de l'État, de faire des grandes constructions qui ne respectent pas la biodiversité, l'environnement et les arbres en particulier. Donc après ce premier combat, il a continué en fait régulièrement à aller dans les arbres, à s'installer dans les arbres pour les protéger et parfois pour devenir visible, pour montrer que c'est un problème et montrer que c'est un combat important. Donc, par exemple, il est allé à Paris devant les ministères et en particulier le ministère de la Transition écologique, donc le ministère qui est en charge d'adapter le pays pour la nouvelle réalité écologique. Et donc, normalement, qui doit protéger les arbres, parce que les arbres sont importants. Eh bien, Thomas Brail s'est installé dans un arbre devant le ministère. L'arbre n'était pas en danger, mais c'était pour attirer l'attention du ministre, des médias, ... Et ça a marché. Il est resté longtemps, mais il y a eu beaucoup de médias qui sont venus l'interroger parce qu'on se demandait qui était cet homme. Et donc il a obtenu un rendez vous avec le ministre. Donc, c'était vraiment un mode d'action qui a prouvé que ça pouvait être efficace.
Il ne s'est pas arrêté là, il a continué, et son action, son mode d'action est devenu peut-être un peu plus radical - c'est à vous de juger. Mais il a commencé à faire des grèves de la faim. Ça veut dire il a refusé de manger -so hunger strike. La première grève de la faim qu'il a fait, c'était en 2022, pendant onze jours. Pendant onze jours, il est resté dans un arbre et il n'a pas mangé. Et à la fin des onze jours, il a eu enfin aussi un rendez vous avec des ministres. Donc Thomas Brail est vraiment devenu la figure, le visage public de ce combat pour les arbres, pour protéger la nature et en particulier les arbres. Le dernier gros combat qu'il a fait, qui a été très très intense pour lui, c'était en 2023. Il y avait un projet d'une autoroute, donc une route très rapide dans le sud-ouest de la France, donc la région où il habite, d'où il vient. Et c'est une autoroute qui est très controversée parce qu'elle passe dans des zones de biodiversité très importantes. Et les militants disent qu'ils ne sont pas vraiment convaincus que cette autoroute est utile. Ils ne sont pas sûrs que c'est vraiment important d'avoir une autoroute à cet endroit. Et il y avait beaucoup d'arbres qui, qui étaient sur la ligne de l'autoroute et donc qui allaient être coupés. Et donc, Thomas Brail (mais pas seulement lui, beaucoup d'autres personnes se sont mobilisées avec lui. D'autres personnes ont rejoint son son combat). Eh bien, ils ont occupé ces arbres parce qu'ils voulaient que la justice ait le temps de regarder si réellement c'était légal de couper ces arbres. Parce que, en fait, très souvent, dans les projets, les grands projets comme ça, de construction, il y a une loi qui n'est pas respectée. Et c'est là où Thomas braille et tous les gens qui le soutiennent veulent agir. C'est de dire : v"ous ne respectez pas la loi, vous devez respecter la loi, et la loi protège les arbres".
Et donc il est resté dans un arbre pendant très longtemps et pendant 38 jours, il a fait une grève de la faim. Donc il n'a pas mangé pendant 38 jours et ça ne donnait pas de résultats. Les... La justice n'avait pas dit qu'il fallait arrêter le projet. Et donc il est allé encore plus loin. Il a décidé de faire une grève de la soif. Ça veut dire qu'il n'a pas bu de l'eau. Et ça, il a réussi pendant trois jours. Et ensuite, bien sûr, c'est très très grave de ne pas boire d'eau. Et donc il est arrivé à l'hôpital. Mais il y a des conséquences positives parce que les travaux ont été suspendus, ils ont été arrêtés. Ça ne veut pas dire que c'était arrêté pour toujours, ce n'était pas fini, mais ils ont été suspendus. Donc Thomas Brail a considéré que c'était une très grande victoire. Ça avait ralenti les travaux. Malheureusement, à l'heure actuelle, l'autoroute a continué d'être construite et les travaux sont presque finis.
Mais ça a vraiment mis dans la tête des gens l'idée que les arbres étaient importants. Et donc son mode d'action est très intéressant. Donc il va dans les arbres, il s'installe dedans, vraiment il dort dedans, il mange dedans et on appelle les grimpeurs, les gens qui montent - the people in the trees-, les Ecureuils. "Écureuil" vous savez, c'est ce petit animal qui est orange ou gris et qui monte très vite dans les arbres - A squirrel. Donc, on les appelle "squirrels", les écureuils. Donc ils restent dans les arbres. Et ça c'est intéressant. C'est une forme de résistance, une forme de militantisme qui n'est pas classique, qui n'est pas habituelle. Et le monde politique, les autorités, la police, ils ne savent pas quoi faire avec ça. Parce que physiquement, c'est difficile de faire descendre quelqu'un qui est haut dans un arbre et donc réellement, ça met en pause beaucoup de projets. Et comme ça la justice peut avoir le temps de regarder si vraiment c'est légal ou pas, et on peut ouvrir des discussions.
Thomas Brail, c'est intéressant, il ne veut pas être appelé militant - activist. Il ne veut pas dire qu'il est un militant. Il ne veut pas dire non plus qu'il est écologiste. Parce que ce sont des mots qui sont clivants. Il y a des gens qui n'aiment pas les écologistes en général. Il y a des gens qui n'aiment pas les militants en général. Donc il préfère dire qu'il est un défenseur des arbres. Ça, c'est ce qu'il préfère.
Son autre mode d'action, c'est d'être très présent sur les réseaux sociaux. Il publie beaucoup de vidéos et beaucoup de vidéos où il interpelle, il parle directement au Président de la République, à la ministre de la transition écologique, au maire de la ville, au préfet,... Donc il a une grande présence numérique et c'est comme ça que je l'ai rencontré. Que je l'ai découvert! Pardon! Je ne l'ai pas rencontré physiquement. Mais je l'ai découvert cet été parce que, vous savez, cet été, en Europe, aux États-Unis, dans tout l'hémisphère nord, c'était un été extrêmement chaud, très problématique. En Europe, en France, on a eu beaucoup, beaucoup de canicules -heatwaves. Il y a eu, je crois, sept, six ou sept canicules et c'était "Relentless". C'était terrible. On avait l'impression de ne jamais avoir un moment pour respirer, pour dormir bien. Donc c'était un été très très difficile.
Et sur les réseaux sociaux, j'ai vu une vidéo de lui qui était très intéressante. Il faisait une démonstration très simple avec un thermomètre pour prendre la température et il était à Paris, à côté d'un parc. Il était sur la route à côté du parc, donc une route avec du bitume -with tarmac- qui était noir. Il faisait.. la température, c'était à 62 degrés Celsius. Pour mes auditeurs américains, j'ai regardé les conversions en Fahrenheit, donc la température était de 143 Fahrenheit, donc extrêmement chaud! Ensuite, ils rentrent dans le parc et ils continuent de prendre la température à différents endroits. Donc il prend dans le parc, mais sur le bitume. Ensuite dans le parc, sur le gravier blanc, -on the white stones- et ensuite sur l'herbe au soleil. Et enfin sous un arbre. Et on voit que progressivement les températures sont de moins en moins chaudes et que sous l'arbre on est à 24 degrés Celsius, donc 75 degrés Fahrenheit. Donc dans la rue, sur le bitume noir, 62 degrés. Sous un arbre, 24 degrés Celsius.
C'était une démonstration très simple, très efficace pour montrer les effets positifs des arbres sur la chaleur. Quand il fait chaud, les surfaces noires, le sol noir -so the tarmac, all that- c'est extrêmement chaud et c'est insupportable. On ne peut pas marcher, on ne peut pas être bien. Mais quand on a de l'herbe, quand on a des arbres, c'est une conséquence naturelle obligatoire. Il fait moins chaud. Et cette vidéo, elle était vraiment d'une simplicité! On ne peut pas argumenter avec ça. De : yes, c'est une réalité, il fait vraiment moins chaud sous les arbres.
Ça m'a vraiment fait prendre conscience qu'effectivement, nous sommes dans des villes, dans des mondes où on n'a pas assez d'arbres. J'ai regardé autour de moi, j'ai regardé l'école de mes enfants. Il y a UN arbre dans l'école de mes enfants! Et l'école de mes enfants a fermé pendant l'été parce que c'était trop chaud. C'était des conditions trop dangereuses dans l'école. Parce que il faut penser en Europe, nous n'avons pas d'AC, nous n'avons pas la climatisation. Donc c'était juste impossible de continuer d'aller à l'école. C'était impossible d'aller au travail parfois. Et oui, il n'y avait pas un arbre.
Et donc cette vidéo a été très marquante pour moi. Et donc j'ai écouté un podcast sur cet homme, sur Thomas Brail. J'ai regardé sur leur site internet de son groupe d'action et tous les arguments qu'ils mettaient en place. Donc le premier c'est: les arbres sont essentiels pour lutter contre la chaleur dans les périodes de canicule. Le deuxième argument, c'est qu'il faut débitumer les villes, il faut enlever le bitume. Bitume, je vous ai dit, c'est "the tarmac". On parle aussi de l'artificialisation des sols. Les sols = the grounds are all artificial now. Et ça c'est extrêmement problématique pour les inondations -the floods-. Quand il y a beaucoup de pluie, l'eau ne peut pas être absorbée, l'eau ne peut pas rentrer dans le sol, l'eau reste à la surface et donc il y a beaucoup plus d'inondations. C'est un problème, on a dit: pour la température, c'est un problème pour la pollution parce que les arbres, on le sait, absorbent la pollution, absorbent le CO2. Ils sont des... On appelle ça des "puits de carbone", -so carbon sinks. Parce que oui, tout le carbone est absorbé par les arbres et ensuite reste dans la terre. Et c'est aussi un gros problème pour la biodiversité. Dans les villes, il n'y a presque pas de biodiversité parce qu'il n'y a pas d'arbres, pas de nature.
Son groupe d'action lutte aussi contre une troisième chose, c'est la monoculture. Si vous imaginez des forêts en Indonésie, on a souvent cette image de l'huile de palme - palm oil. L'huile de palme, on dit que c'est un problème, on dit que c'est un problème parce qu'on coupe des forêts pour mettre des arbres pour faire de l'huile de palme. Que ça détruit l'environnement pour les animaux. Par exemple, ça détruit l'environnement pour les orangs outans. Eh bien en fait, c'est la même chose en France! On coupe des forêts, des forêts naturelles, donc des forêts diversifiées avec beaucoup d'espèces d'arbres différentes. On coupe ces forêts là pour planter une seule forme d'arbres. Ce sont des arbres, des résineux ou des pins. So Pine trees. Pourquoi? Eh bien parce que ce sont des arbres qui poussent très vite - they grow really fast. Et qui sont très bien pour l'industrie. Pour faire des meubles, pour faire des planches, pour construire des choses. Donc oui, en France, il y a des forêts. Mais quelles forêts?
Et en fait, Thomas Brail et son groupe d'action disent: "Attention, tous les arbres ne sont pas les mêmes!". Et on ne peut pas dire: "Oh, regardez en France, c'est bon, on a beaucoup de forêts". Parce que, en fait, on a beaucoup de forêts pour l'industrie. Ce sont des forêts qui sont en monoculture et donc qui sont très peu résistantes. S'il y a des maladies, elles n'ont pas de résilience. Et elles détruisent l'écosystème. On a une perte énorme de la biodiversité parce qu'on a seulement un type d'arbre qui existe.
Donc voilà les trois choses contre lesquelles Thomas Brail lutte avec son groupe, c'est de garder les arbres, arrêtons de couper les arbres. Il faut en mettre plus, des arbres. Donc il faut mettre la nature dans la ville et pas seulement la ville, mais surtout dans la ville. Et il faut repenser comment nous plantons des forêts et l'industrialisation des forêts qui en fait crée des vrais déserts en termes de diversité des écosystèmes.
So we are now at the end of this episode, so it's time to do a quick summary in faster pace French. Good luck.
Aujourd'hui, j'ai décidé de vous faire la présentation d'un homme que j'ai découvert cet été avec.. à travers une vidéo Instagram. Cet homme s'appelle Thomas Brail. C'est un homme qui a dans la cinquantaine et qui est grimpeur arboriste. Ça veut dire que son métier, c'est de travailler dans les arbres pour couper les branches, pour couper les arbres malades. Et en fait, depuis plusieurs années, depuis sept ans, il est très, très actif pour la protection des arbres. Parce qu'il s'est rendu compte que beaucoup de villes, beaucoup de mairies, coupaient des arbres de manière illégale et sans se soucier du tout des aspects très bénéfiques des arbres pour l'environnement. Et donc son mode d'action, c'est de monter dans les arbres, de s'installer dans les arbres et de rester dans les arbres pour bloquer les chantiers, pour bloquer les personnes qui voudraient couper les arbres et les détruire.
Il a fait ça donc depuis 2019. Ça a commencé d'abord dans juste une ville dans le sud de la France, là où il travaillait. Et progressivement, son combat est devenu de plus en plus grand. Il est allé jusqu'à Paris et il s'est installé dans un arbre en face du ministère de la Transition écologique. Ce qui a marché puisqu'il a obtenu des rendez vous. Il s'est beaucoup battu contre la construction d'une autoroute dans le sud de la France. Et un de ces autres modes d'action, c'était de faire une grève de la faim dans les arbres. Et il est même allé jusqu'à une grève de la soif pour qu'il soit enfin entendu et que le projet soit mis en pause. Et ça a marché. Donc c'est ça qui est assez incroyable, c'est que son combat est devenu assez populaire. Les gens ont plutôt des.. une réaction positive quand il fait ça. Il y a beaucoup de gens qui se sont intégrés et qui sont arrivés dans son association pour faire la même chose à d'autres endroits en France, et ça a parfois des conséquences positives. Les arbres sont sauvés. Pas toujours, mais parfois ça marche.
Et je vous disais c'est quelqu'un (donc Thomas Brail), qui est très présent sur les réseaux sociaux. C'est comme ça que je l'ai découvert, où il faisait une vidéo très simple, où il prenait les températures et pour montrer la différence entre dans la ville, là où il n'y a pas de nature, et ensuite dans un parc, là où il y a la nature et que les températures sont avec un écart énorme. Et que oui, sous les arbres, même quand c'est une canicule et bien sous les arbres, la température reste tout à fait agréable.
Et donc je vous disais, dans les trois choses sur lesquelles il se place et contre lesquelles il se bat. La première, c'est de dire qu'il faut arrêter de couper les arbres qui ne sont pas malades. La deuxième, c'est: il faut naturaliser les villes, il faut arrêter avec les sols artificiels. Il faut redonner de l'herbe, des arbres partout dans la ville. Et enfin, il lutte aussi contre les forêts industrielles qui sont plantées avec seulement une sorte d'arbre, ce qui est très efficace pour ensuite couper des arbres pour en faire des planches, pour en faire des meubles. Mais ce qui est un vrai désastre au niveau de la bonne santé des forêts et de tous les écosystèmes.
And now we back to slow French.
Donc pour conclure, je voudrais dire que chacun pense ce qu'il veut des gens qui sont militants, qui vraiment vivent avec leur combat, qui pensent que certains problèmes sont tellement importants qu'il faut faire des choses. Personnellement, je suis admirative quand je vois des gens qui sont capables de sacrifier leur propre confort, leur propre vie familiale pour des sujets qu'ils considèrent vraiment essentiels.
Ça m'a aussi vraiment fait questionner comment nous vivons dans nos villes, que ce n'est pas normal que dans une école, dans la cour de l'école de mon fils, il y a seulement un arbre et que les écoles doivent fermer quand il fait trop chaud. Donc pour moi, ça m'a beaucoup fait réfléchir à comment nous pouvons nous adapter pour la nouvelle réalité climatique et que probablement faire attention aux arbres, planter plus d'arbres et renaturaliser les villes, c'est effectivement quelque chose d'assez essentiel.
Merci beaucoup de m'avoir écouté. Je vous souhaite une très bonne journée et je vous dis à la prochaine.
Learning tips:
1. Follow the interactive transcript to read as you listen. You can replay a sentence by clicking on it.
2. To work on your speaking skills and pronunciation, try copying what Gaëlle says from time to time.
3. Boost your vocab by looking up words you don't understand: Reverso French - English translator
Look out for these words, and learn them:
- un arboriste grimpeur = a tree surgeon
- grimper = to climb
- des cordes = ropes
- mener un combat = to fight a battle
- le réchauffement climatique = global warming
- le dérèglement climatique = climate change
- bicentenaire = bicentenary
- avoir de l’ombre = to have shade
- obtenir un rendez-vous = to get an appointment
- une grève de la faim = a hunger strike
- une grève de la soif = a thirst strike
- une autoroute = a motorway
- les travaux ont été suspendus = the works have been suspended
- un écureuil = a squirrel
- un militant = an activist
- clivant = divisive
- une canicule = a heatwave
- le bitume = tarmac
- débitumer les villes = to remove the tarmac from the city
- l’artificialisation des sols = land sealing
- la climatisation = air conditioning
- les inondations = floods
- des puits de carbone = carbon sinks
- plantation en monoculture = monoculture plantations
- des pins = pine trees
Notes
- Vidéo instagram de Thomas Brail pour les relevés de températures à Paris pendant l’été 2026
- Site internet du Groupe National de Surveillance des Arbres
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