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Bonjour à toutes et bonjour à tous. Bienvenue dans ce nouvel épisode de Langua talk's slow french. Aujourd'hui, nous faisons une interview avec un invité spécial. Bonjour André.

Bonjour Gaël. Merci de m'avoir invité.

De rien, je t'en prie. Alors est-ce que tu pourrais te présenter rapidement pour nos auditeurs s'il te plaît

Bien sûr. Je m'appelle Andre Troyano, j'ai j'ai quarante-six ans.

Très bien et tu habites dans quel pays

J'habite en Australie. Ok

et est-ce que tu es australien de naissance

Non, je suis d'origine brésilienne, je suis au Brésil, j'ai vécu jusqu'à j'avais vingt-sept ans et après j'ai un peu bougé, je suis passé une période en France et je suis en Australie depuis douze ans.

Depuis douze ans et je sais aussi que tu as étudié aussi en au Canada. Donc tu as beaucoup voyagé et tu as habité dans de nombreux pays, Brésil, Canada, France Australie.

Bonjour Australie, c'est ça.

Et donc aujourd'hui, nous faisons cette interview parce que justement tu as habité en France et tu étais étudiant en particulier. Donc est-ce que tu peux nous dire en quelle année tu es arrivé en France

Je suis arrivé en France en deux-mille-sept, avril de mars ou avril deux-mille-sept.

Ok et donc tu étais étudiant, qu'est-ce que tu étudiais en France Mes études,

c'était plutôt, je faisais des études un peu plus à avancer dans mon spécialité en médecine. J'ai fait des études en médecine et après en néorologie et je suis allé faire des études de la recherche plutôt sur la néorogénétique sur la génétique de la maladie de Parkinson.

Très bien, donc tu avais commencé déjà tes études de médecine au Brésil, c'est ça

C'est ça et de neurologie aussi. Très Très

bien donc tu n'étais pas un étudiant de dix-huit ans quand tu es arrivé en France, tu savais déjà ce que tu voulais faire, tu étais déjà dans une spécialisation, c'est ça Oui,

c'est ça. En fait, le poste que j'avais dans cette institution, c'était quelque chose comme un chercheur, un invité, un chercheur pour une position temporaire.

Un chercheur en anglais comment on peut dire.

Allez research.

Research, ok très bien merci. Et donc pourquoi as-tu choisi la France pour prendre ce poste de recherche

L'opportunité est apparue. Je connais, je connais quelqu'un qui connaissait quelqu'un, tu sais comment ces choses parfois arrivent. J'avais un ancien chef, un collègue brésilien qui connaissait quelqu'un qui travaille à Paris et c'était un groupe très très connu très fort pour la recherche de la maladie de Parkinson et quand l'opportunité est apparue, je dis mais pourquoi pas il faut se trouver des raisons pour ne pas partir dans un autre pays pays ou en France par exemple parce que l'idée était vraiment étonnante.

Est-ce que tu parlais déjà français quand tu es arrivé en

France Non, j'avais j'avais fait quatre jours de cours si je pense j'ai lu quelque part jouer mais non oui c'était l'exposition quotidienne.

Et donc est-ce que la transition

j'ai mis un an peut-être pour commencer à faire des rêves en anglais, mais probablement par coïncidence, par par hasard, par coïncidence mais justement par hasard ma première nuit en en France j'ai fait des rêves qui étaient en en proto français, c'était en presque français et je me souviens bien de de de ces règles-là donc peut-être j'ai commencé à me connecter à me connecter dans la langue rapidement.

Ça vite. D'accord.

Oui oui oui.

Et est-ce que le français est proche du portugais Est-ce que c'est plus facile à apprendre

Ah oui, oui, oui, je pense que la distance à cause des racines de langues il y a beaucoup de similarités.

Donc c'est plus facile à apprendre pour toi.

Oui l'ordre de mots et la façon dont on conjugue et beaucoup de mots beaucoup de mots sont mélangés dans les dans dans dans le vocabulaire brésilien et anglais et vocabulaire russe et allemand et perse aussi.

Très bien et donc tu es resté combien d'années en France

Trois années. Je suis resté trois années oui, deux-mille-sept jusqu'à la fin de pas exactement trois années, jusqu'à la fin de deux-mille-neuf.

D'accord et donc pendant ton ces trois années de de recherche, est-ce que les équipes travaillaient en français et en anglais ou seulement en français. Ce n'était pas trop difficile

Si c'était un peu difficile, c'était un je pense qu'il avait quatre-vingt-dix personnes qui travaillaient dans ces labos-là donc il y avait beaucoup de nationalités, ces laboratoires étaient plutôt rondes, ces centres de de de richesse juste donc sur mon étage il avait quatre-vingt-dix chercheurs de beaucoup de nations de plusieurs nationalités différentes. Donc il y avait un peu d'anglais mais pour la plupart c'était le français c'était dur parfois je au départ je devrais appeler les malades, les patients pour poser des questions, je ne savais pas comment dire les questions en français donc j'ai écrivais avant, j'ai j'avais répété que que réviser le le papier ok c'est bon et après le disait comme un donc call center disons.

Ok et est-ce que tu pouvais comprendre les réponses des patients ou c'était difficile

Au départ, c'était difficile, mais au bout de quelques jours, oui quelques semaines, non ça ça allait parce que le vocabulaire médicaux pour discuter les choses médicales c'est très similaire entre portugais et français par exemple le mot médical donc ça ça c'est une bonne partie.

Une bonne partie, ouais une bonne quantité de la langue. Ok. Et donc quand tu étais à Paris habitait-tu

J'ai habité dans trois endroits différents. Quand je suis arrivé en France, j'ai habité dans la cité universitaire de Paris. C'est un endroit très très sympathique, très chouette au sud de Paris, bien juste à côté du parc Montsouris c'est une partie préférée à Paris au monde, c'était le monde.

Donc une cité universitaire, c'est campus en anglais tout ça.

Ce n'était pas un campus non ce n'était pas un campus c'était plusieurs bâtiments des nationalités différentes ou des étudiants et des chercheurs habitaient, donc il n'y avait pas de proue, il avait la maison des États-Unis, du du Brésil, la maison du Cambodge j'habitais et donc la atmosphère l'ambiance des étudiants des gens jeunes et tout ça était hyper sympathique pour rencontrer des gens par exemple et après j'ai vécu à Bastille et après j'ai vu j'ai vécu au Mont-Barnasse.

Ok donc tu as fait des lieux assez emblématiques, assez célèbres de de Paris, donc Bastille, puis bon, sud de Bastille, puis les voitures de bastille Day, c'est le jour de la fête nationale en France. Donc Montparnasse, c'est une très grande gare à à Paris, c'est dans le centre de Paris. Et donc ta vie dans cette cité universitaire, est-ce que c'était juste une chambre il y avait vraiment des appartements, est-ce que c'est plutôt dôme ou est-ce que c'est des appartements normaux

Dans ma première maison pour trois semaines dans un bâtiment, j'ai partagé la chambre avec quelqu'un d'autre, mais après j'avais mon petit appartement dans le thème parisien donc dans un appartement c'était des quatorze quatorze mètres carrés quand même.

Ok quatorze mètres carrés, Poutine butter square. Oui parce que à Paris, les logements, les habitations sont petits parce qu'il n'y a pas beaucoup de place. Donc quatorze mètres carrés, ce n'est pas beaucoup, mais pour un étudiant, c'est normal.

Oui, c'est bien bon.

Et donc, comment oui était l'ambiance Est-ce qu'il y avait beaucoup de fêtes étudiantes Est-ce que c'était facile de parler, de rencontrer les autres étudiants

Oui les autres étudiants, les autres chercheurs ils étaient très très facile. Les gens étaient là-bas pour pour se pour se rencontrer aussi, pour voyager, pour faire ses études et de la recherche, doctorat. Merci beaucoup pour vous rencontrer donc il y avait beaucoup de fêtes je ne fréquentais pas beaucoup les fêtes parce que j'étais déjà un peu plus âgé que les gens qui faisaient la fac par exemple j'avais trente ans, ils avaient vingt ans et donc mais j'ai rencontré des gens pour pouvoir en VR sur la pelouse assez souvent donc C'était, c'est cette atmosphère de faire des rencontres et discuter avec les gens.

Donc prendre un verre ou boire un verre en français, c'est comme ça qu'on dit tu. Et donc avec les autres étudiants, c'était facile. Est-ce qu'avec les Français en général, est-ce que c'était facile de rencontrer des Français,

plutôt comme études au poste de travail de de recherche, c'était un établissement, une situation française donc des chefs par exemple et les autres chefs que j'ai rencontrés et tous les gens de l'administration et plein d'avions donc parfois un social aussi hors du travail mais pour la plupart un un rôle très cordiale au travail.

Très bien.

Très formel très formelle cette formalité, formalité que j'ai appris que j'ai rencontré en France on on s'y habitue assez facilement c'est c'est très rassurant.

Ce n'est pas pareil en au Brésil et en portugais parce que peut-être c'est une différence de langue ou une différence de culture, je ne sais pas.

Oui, on dit l'équivalent de vous pour les plus âgés et pour nos supérieurs, mais pour dire à quelqu'un de notre âge, par exemple que l'on compte dans la rue que si on demande quelque chose l'heure de direction, on ne vous voit pas les gens aux aux Portugais.

Et alors qu'en portugais et au Brésil tu dis non c'est si c'est le même âge il n'y a pas besoin tu peux utiliser tu et c'est c'est correct. Oui, en France, c'est vrai, on est très formel.

Oui, oui, oui, oui.

Et donc, quelles sont les choses que tu as le plus aimé pendant tes années en France

Les amis que j'ai rencontrés, je reste toujours en contact avec certains d'entre eux. J'ai beaucoup aimé les balades en vélo à Paris quand je suis arrivé c'était plus ou moins au moment le Vélib démarrait.

Que tu peux expliquer qu'est-ce que c'est Le Vélib,

c'est cette système, ce système de vélo public qui qui on peut juste prendre dans dans un centre, dans un centre, dans un quart même.

Une borne.

C'était très facile de se balader au vélo partout dans la ville, c'était Jamais utilisé jamais utilisé un casque jamais je n'avais pas de peur en ce moment.

Oui c'est intéressant parce que Paris a des transports en commun donc le métro les bus qui sont bien développés La voiture, c'est un problème à Paris il y a trop de voitures, donc peut-être que le vélo était une bonne solution pour pour se déplacer. Du Travel Round, du Wumer Round.

Pour un un endroit parce que puis une une ville comme Paris est aussi vaste et aussi riche de de détails, chacun a son histoire avec la la ville, mais pour moi la Sainte-Chapelle était toujours un endroit le plus magique et beau dans le monde.

est la Sainte-Chapelle

La Sainte-Chapelle, je pense qu'elle est sur l'île de la cité, donc juste un une petite distance, un bloc, on disait, on dirait en anglais vers la Notre-Dame aux deux blocs quelque chose comme ça.

Oui donc je pense que vous connaissez Notre-Dame de Paris, c'est la magnifique cathédrale de Paris qui est sur l'île de la cité, Notre-Dame de Paris. Et pourquoi cette chapelle en particulier

La première fois que je l'ai visité, c'était quelque chose de tellement inattendu que on est entouré des vitraux énormes dans une chapelle d'une grande longueur aussi donc on se voit entouré et ça ça change pendant la journée avec la la lumière, mais il avait tellement de couleurs, d'histoires entouraient tellement la vision, c'était très très je pense comme les les gens de Californie disent aujourd'hui pour les territoriales et c'était très immersif. C'est ça m'a choqué on monte sur je pense que c'est un petit étage une spirale et on y arrive, il y a cette cette explosion d'images dans dans dans les vitraux, c'est

De couleur. Les vitraux c'est les fenêtres avec de la couleur qui représente des images, c'est en anglais c'est ça. Okay donc avec oui avec un jeu avec la lumière naturelle qui rentre dans les stains glasses dans les vitraux. Donc c'est un lieu intéressant à à visiter.

Très spécial.

Et quelles sont les choses que tu as détesté ou que tu n'as pas aimé en France

C'est toujours un logement.

Ok oui c'est vrai c'est très difficile surtout à Paris à Paris il y a vraiment une situation très compliquée.

J'imagine j'imagine aujourd'hui avec Airbnb et le similaire parce que quand je visitais je pense qu'il n'avait pas de Airbnb c'était juste son départ, mais oui mais en fin de compte ça revient à qui on connaît et c'est les mêmes pour les étudiants, les chercheurs, si on connaît quelqu'un qui a une place dans un appartement au bout d'un moment c'est c'est moins difficile de se trouver habiter mais au départ Brice un peu. Donc

il faut avoir un peu des contacts, il faut avoir un réseau au network.

Au départ on n'a pas de contact donc on est un peu plus, c'est un peu plus perdu la situation n'est pas très définie c'est un peu

Plus difficile.

Tout le monde qui qui arrive sans contact pour la première fois ils ont les mêmes plaignent de la même chose.

Ils se plaignent très bien c'est le verbe se plaindre de complaintes. Ok donc le logement pas facile.

Oui.

Et est-ce que tu pourrais nous raconter ton meilleur souvenir de tes trois années en France

Je sais pas, il y a tellement des choses qui sont bien, mais mes meilleurs souvenirs oui oui ça je peux dire c'est que il faisait toujours du bien du bien de de c'était de rencontrer mes amis les gens que j'ai rencontré j'ai fait de former une amitié à Paris avec une jeune dame italienne et un ami brésilienne aussi on en sortait assez souvent on s'est baladait on prenait un verre voilà nouveau c'est prendre un verre c'est une chose qu'on fait beaucoup dans le monde Mais quand on est jeune plutôt surtout, mais quand on se parle à dire juste on discutait à propos des choses, on voyait la ville, on discutait, on racontait des histoires, oui c'est mon mon souvenir, les gens qu'on rencontre.

Parce que Paris est une vraiment une belle ville, c'est agréable de se promener ce dans Paris

Ah oui, on peut croiser la ville plus ou moins rapidement, même de l'est, ouest, si on met quelques heures, on peut aller à pied d'un bout à l'autre si on est en bonne santé bien sûr.

Oui donc Paris c'est une grande ville, mais pas trop grande. On on peut marcher dans Paris, c'est c'est c'est possible, c'est vrai. Et l'architecture est est superbe, c'est très très très joli. Ok donc de ton séjour à en France, ce que tu gardes en mémoire, c'est vraiment plutôt les gens que tu as rencontré.

Oui oui.

Très bien.

Aussi les balades vélo elles étaient géniales les balades vélo les endroits comme comme c'est une découverte constante dans une grande ville c'est c'est un peu pareil pour plusieurs grosses villes non comme Paris, Londres, New York, Tokyo.

Et quand tu étais en France, est-ce que tu as voyagé en France ou tu es resté à Paris tout le temps

Je n'ai pas beaucoup visité le pays. Ce n'est pas grave. Non, non, mais c'était la première fois je me suis on on s'est rendu compte de la différence de de comportement, voilà, moins de réserves et plus chaleureux dans hors des grandes villes parce que sinon on forme une impression biais c'est ça il a un biais la façon dont on considère la personnalité le comportement d'un pays juste par une grosse ville comme Paris mais si on sort on va d'appétit les gens ah ok on cherche de direction à rentrer je vous montre on rentre dans la maison de quelqu'un de montre une carte donc très très ouverte très humaine normale sympathique.

On ne peut pas juger la France et les Français seulement avec Paris. Lyon, pour Londres, c'est un monde, un environnement très spécial, très unique. Et donc les Français à Paris on les appelle les parisiens ce n'est pas des Français normaux ils sont sont différents. On ne, donc oui, c'est intéressant de voir les comportements dans les plus petites villes, dans la campagne.

Oui mais aussi d'un point de vue de de des parisiens ça ça se comprend parce que la ville est grande compacte et il y a une partie de la population qui est qui est temporaire qui passe un an deux ans trois quatre ans et qui partent donc il a un volume qui rentre et qui sort c'est qu'on censé c'est difficile de établir une amitié avec les gens que vont partir tout

le tout.

Non oui. Nous on faut voir on a tous notre on a tous nos nos social Et donc

pourquoi es-tu parti en deux-mille-neuf Tu ne voulais plus, tu en avais marre, tu en avais marre de Paris et de la France

Oui, la la la la vie dans une grosse ville était un peu dure, mais toujours la partie de faire des amis, avoir aller c'est c'est sympathique, mais en tant que médecin, ce n'est pas toujours évident de comment se valider le diplôme, et donc les schémas ce sont des choses un peu un peu obscures et je voulais quelque chose je voulais trouver quelque chose de plus sûr de comment je vais travailler dans un nouveau pays pour la France elle n'était pas très facile comment on y arriverait Et du coup, c'était pour pour ça la décision de quitter le pays. Même si j'avais des des collègues qui disaient nous, il y a du travail ici, on a besoin de spécialistes, des neurologues, mais

Mais tu penses que c'était difficile pour toi parce que tu n'étais pas français.

Je n'étais pas citoyen européen, c'est ça. Et aussi, oui mon diplôme était hors de l'Europe c'était de l'union européenne disons.

Mais donc dans l'union européenne c'est différent donc par exemple quelqu'un qui est italien ou espagnol c'est plus facile pour lui de s'installer et travailler en France ok. Bon, c'est la perte de la France parce que maintenant tu es un spécialiste en Australie et tant mieux pour pour les australiens.

C'est gentil, c'est

utile. C'est vrai. Merci André, merci beaucoup pour cette interview.

Merci merci pour l'invitation.

Je te souhaite une très bonne journée et je vous souhaite vous les auditeurs une très bonne journée aussi. Je vous dis à la semaine prochaine. Au revoir. Merci et à la prochaine.

Podcast: Gaelle's LanguaTalk Slow French
Episode: Venir travailler en France - interview d’André Troiano